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Nouvelles règles necessaries

Il est intéressant de remarquer qu’il est parfaitement rationnel pour les prêteurs (et les compagnies d’assurances) de baisser leurs prix et leurs garanties en temps de prospérité, afin d’augmenter leur part de marché. C’est leur moyen de gagner de l’argent.

Mais il est également important de comprendre le concept de risques assurables et non-assurables. Les instruments de couverture de défaillance (credit default swaps) visent, dans une large mesure, à protéger les investisseurs des risques systémiques, qui ne sont pas des risques assurables. Ce n’est pas un risque assurable. Ces instruments sont donc en fait une forme d’abus de bilans comptables solides (ou une véritable fraude s’ils ne reposent pas sur des bilans solides). Je pense donc qu’il serait prudent de les rendre illégaux. Il est déjà difficile d’attribuer un prix à un risque direct. Tenter de le faire pour des risques secondaires ou tertiaires est tout simplement impossible. L’échec des agences de notation et l’empressement à donner de la valeur à des produits « pourris » prouve qu’il est impossible de consolider des échanges qu’aucune des parties prenantes ne peut évaluer.

Max Kummerow

Voir www.oecd.org/fr/assurance/

©L'Observateur de l'OCDE N° 279 mai 2010