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Bio-social

Améliorer la diversité des habitats biologiques et des écosystèmes est un objectif vital, pourtant les mesures encourageant la biodiversité ont leurs défenseurs et leurs opposants. Les limitations sur l’usage des sols pour protéger la biodiversité peuvent parfois réduire les revenus, mais présentent de larges bénéfices pour le grand public.

Dans les pays en développement où les ressources naturelles représentent un important moyen de subsistance, la biodiversité peut aussi être dommageable pour les revenus. Tenant compte des études sur la gestion des ressources locales en Laponie ou sur la faune et la flore au Zimbabwe, Politiques de la biodiversité indique comment additionner coûts et bénéfices sociaux et développer les bonnes pratiques.

Prenons le parc naturel de Kakadu dans le nord de l’Australie, classé au patrimoine mondial, où la cogestion et le partage des ressources s’épanouissent dans la communauté locale. La moitié des terres environ appartient de façon inaliénable aux groupes aborigènes, présents dans la région depuis 50 000 ans sans interruption. Suite à la loi australienne sur la protection de l’environnement et de la biodiversité de 1999, les Aborigènes exercent leurs droits traditionnels d’activités cérémonielles et de chasse, et coopèrent avec le gouvernement sur les niveaux acceptables de chasse des différentes espèces.

Une autre étude analyse la manière dont la conversion de mangroves publiques en zones privées d’agriculture et d’aquaculture au Vietnam affecte la répartition des revenus entre deux villages. Les régimes de propriété commune apparaissent plus favorable à la répartition des revenus et au développement durable. Par ailleurs, au Bangladesh, pays sujet aux inondations, les études montrent comment les mesures de gestion des zones inondables réduisent la prise de poissons, dont dépendent les populations pauvres.

À paraître, ISBN 9789264034334

©L’Observateur de l’OCDE n° 267, mai-juin 2008