Observateur OCDE
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Une vérité fiscale

Votre article sur les pratiques fiscales dommageables soulève certaines questions sur les impératifs commerciaux des centres financiers internationaux ( "Fiscalité, transparence et économie mondiale" par Grace Perez-Navarro, n° 267, mai-juin 2008). Si la surveillance de l'OCDE a pu, à l'origine, être mal accueillie, sa discipline a joué un rôle déterminant dans une période sans précédent d'innovation et de créativité. Gouvernements, régulateurs des marchés financiers et fournisseurs de biens et services ont dû collaborer plus étroitement pour élaborer des solutions compatibles avec les standards internationaux.

Nemo-technique

Vous êtes dans un restaurant européen et souhaitez manger du saumon. Vous commanderez sans hésiter du salmone en Italie, du salmao au Portugal, ou encore du solomós en Grèce. Et un Allemand (lachs) commandera sans peine du laks en Norvège, du lax en Suède ou du lox dans un restaurant yiddish. Mais confronté aux termes yeono (coréen), som bali?i (turc), sake mau-rui (japonais) ou losos (croate), un dictionnaire des poissons lui serait bien utile.

L’économie espagnole

La crise financière a durement frappé l’économie mondiale, et tous les pays ne se redresseront pas au même rythme. L’Espagne est particulièrement vulnérable, car elle est confrontée à une grave crise de la construction immobilière. De plus, les ménages espagnols sont parmi les plus endettés de l’OCDE. Entre 2000 et 2006, le ratio dette/revenu disponible net est passé de 85 % à plus de 100 % dans la zone euro, mais a atteint 150 % en Espagne. Les entreprises sont également très endettées. À cela s’ajoute le fait que la forte croissance des 10 dernières années a été trop tributaire du dynamisme de l’emploi, surtout dans le secteur de la construction, devenu surdimensionné.