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L’OCDE et l’UNHCR appellent à une intensification des politiques d’intégration en faveur des réfugiés
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En 2015, plus d’1 million de personnes ont franchi la Méditerranée pour rejoindre l’Europe en quête de protection internationale. Au total, quelque 1,5 million de réfugiés ont demandé l’asile dans des pays de l’OCDE en 2015, un chiffre record, qui a presque doublé par rapport à 2014. Pour autant, les demandeurs d’asile ne représentent que 0,1 % de la population totale des pays de l’OCDE et moins de 0,3 % de la population totale de l’Union Européenne. 

Lors d’une conférence commune à haut niveau consacrée à l’intégration des bénéficiaires de protection internationale qui a eu lieu à Paris le 28 janvier 2016, les dirigeants de l’OCDE et du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) ont appelé les États à intensifier leurs efforts pour aider les réfugiés à s’intégrer.

Les deux organisations ont souligné l’impératif moral et la motivation économique claire qui doivent dicter l’aide qu’il convient d’apporter aux millions de réfugiés vivant dans les pays de l’OCDE afin de développer les compétences dont ceux‑ci ont besoin pour être en mesure d’occuper les emplois de demain.

« L’intégration est un processus dynamique bilatéral qui impose aux individus comme à la société des efforts considérables », a déclaré le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, en institant sur le rôle crucial des États dans ce processus. 

« Plus vite les réfugiés bénéficient de l’aide dont ils ont besoin et meilleures sont leurs perspectives d’intégration, » a conclu le Secrétaire général de l'OCDE Angel Gurría.

L’OCDE a en outre publié un rapport intitulé « Making Integration Work: Refugees and others in need of protection », qui présente 10 bonnes pratiques destinées à lever les principaux obstacles et à promouvoir l’intégration durable des réfugiés et de leurs enfants. 

Ses auteurs soulignent qu’il importe d’intervenir rapidement, en donnant notamment aux réfugiés, dans les meilleurs délais, accès à des cours de langue, à des programmes pour l’emploi et à des services d’intégration, en ciblant en particulier les demandeurs d’asile, qui sont fortement susceptibles de se sédentariser.

Voir www.oecd.org/fr/migrations/

©L'Observateur de l'OCDE, février 2016