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Points de vue

Paris électrique
Bravo d’avoir choisi une photo de la voiture électrique parisienne en libre-service, Autolib’, pour illustrer votre article sur les problèmes de l’industrie automobile dans la zone OCDE (« Secteur automobile : du vert au bout du tunnel », n° 297 T4 2013). Si la demande de voitures conventionnelles va décliner, comme vous l’annoncez, les perspectives de l’électrique sont assurément plus positives. Selon ses propriétaires, Autolib’ sera rentable en 2018, et d’innombrables autres producteurs cherchent à se frayer un chemin sur le marché de l’électrique. De plus, la Bluecar de Bolloré utilisée par Autolib’ est un symbole de ce que l’Europe peut réussir : conception par Pininfarina, construction à Bairo, Italie, et lancement à Paris en 2011. Si la tendance se confirme, les centres historiques européens pourraient devenir les endroits les plus propres et intelligents sur terre.

R. Delucenay, Paris, France

Pouvoir et vouloir
Je suis maintenant impliqué dans ce débat depuis 50 ans et j’apprécie les arguments avancés par les deux parties (« Ending poverty », www.oecdinsights.org). Quelle que soit la robustesse des « indicateurs » cités, le fond du problème reste que toute la « volonté politique » du monde s’est avérée totalement inefficace. Ayant travaillé dans de nombreux pays, je sais que le plus grand obstacle à la réduction de la pauvreté est la corruption.
Celle-ci reste la norme, quoiqu’à des degrés divers, dans trop de pays. Certains pays du Moyen-Orient ont mis en place des lois et des systèmes monétaires qui commencent à avoir un impact sur les façons de travailler « traditionnelles ». Il faut peut-être apprendre de ces pays, dont les conseils pourraient être mieux acceptés que ceux de pays où la corruption est endémique.

Philip Hodkinson

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Enfin, le débat sur la pauvreté et les inégalités (nationales et mondiales) rencontre sa Némésis : ce qu’on appelle la « volonté politique ». J’aime le son de cette expression, étant donné que les riches pays donneurs/ONG/fondations d’entreprise ont presque tout essayé. [...] (…) Peut-on avoir davantage de cette « volonté politique » comme ingrédient principal du travail pour le développement et de l’aide étrangère ?

Lily Hidalgo

Pas de climat de croissance
Le changement climatique est un résultat de la surexploitation humaine des ressources. Ni la technologie, ni les gouvernements, ni les marchés ne peuvent réparer les dégâts car pour ceux-ci, le paradigme dominant est la croissance – ce qui est une véritable idéologie suicidaire sur une planète limitée.
L’évolution des comportements doit commencer par les décideurs, mais ils sont, d’une part, insensibles aux arguments scientifiques, et d’inébranlables tenants de l’espoir, de l’optimisme et de la technologie de l’autre.

Commentaire de Helmut Lubbers sur OECDInsights.org

Les commentaires et courriers peuvent être reformulés pour les besoins de la publication. Écrivez-nous sur observer@oecd.org ou sur ces portails : www.observateurocde.org, www.oecdinsights.org, ou sur les autres portails mentionnés sur cette page.

©L'Observateur de l'OCDE n° 298, T1 2014