Observateur OCDE
Home
Menu
Un avenir sombre

Selon la publication Comment va la vie ?, l’optimisme est une grande victime de la crise économique. En matière de bienêtre subjectif, les attentes à cinq ans des populations se sont détériorées à peu près partout dans la zone OCDE, où la plupart des gens ne croient plus à une amélioration de la situation. 

C’est naturellement dans les pays les plus touchés par la crise, notamment dans la zone euro, que la chute du niveau de satisfaction est la plus vertigineuse. Entre 2008 et 2012, le niveau moyen de satisfaction a baissé de plus de 20 % en Grèce, d’environ 12 % en Italie et de 10 % en Espagne. Il s’est également dégradé, bien que de façon moins marquée, en Belgique, au Danemark, aux États-Unis, en Hongrie, en Nouvelle-Zélande et en Turquie. En revanche, le niveau de satisfaction a augmenté de plus de 4 % en Allemagne et en Israël, et de plus de 5 % au Mexique, en Fédération de Russie et en Suède.

Les pays durement touchés, où le niveau de satisfaction a baissé depuis le début de la crise, ne sont guère optimistes pour l’avenir. C’est le cas de la Grèce, l’Irlande et l’Espagne. L’Italie, où l’optimisme l’emporte, fait mentir la tendance. Curieusement, les pays que la crise n’a pas trop perturbés semblent penser que les beaux jours sont fi nis. Ainsi, le Mexique est plus pessimiste que la Grèce. Quant aux étoiles montantes (Chine, Inde, Russie, Turquie), elles rejoignent le groupe des esprits chagrins.

Voir www.oecd.org/fr et www.oecdbetterlifeindex.org/fr/topics/satisfaction/

© L’Observateur de l’OCDE n° 297 T4 2013