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Efforts renouvelables

Aujourd’hui, les gouvernements reconnaissent le rôle des énergies renouvelables, non seulement pour promouvoir le développement durable et combattre le changement climatique, mais aussi en tant que source potentielle d’innovation et de croissance économique.

La fourniture totale d’énergie issue du renouvelable a augmenté de 2,4 % par an dans les pays de l’OCDE entre 1971 et 2010, contre seulement 1,2 % par an pour la fourniture totale d’énergie primaire. La croissance annuelle de la fourniture d’énergie hydro-électrique, de 1,1 %, a été inférieure à celle d’autres énergies renouvelables, comme la géothermie, de 5,3 %, ou les biocarburants et les déchets, de 2,9 %. Le solaire et l’éolien ont quant à eux connu la plus forte croissance dans la zone OCDE, en partie parce qu’ils ont été stimulés par les politiques publiques. Leur marge de croissance reste importante, ces deux types d’énergies ne représentant, avec l’énergie marémotrice, qu’une faible part de la production totale d’énergie.  Les biocarburants, la biomasse, les déchets et l’énergie hydraulique restent dominants.

Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, la contribution des renouvelables à la fourniture énergétique est passée de 4,8 % en 1971 à 7,6 % en 2010. Cette part a beaucoup varié selon les pays : elle a représenté 85 % de la fourniture énergétique en Islande, 39 % en Nouvelle-Zélande et 37 % en Norvège, mais seulement 3 % ou moins au Japon, en Corée, au Luxembourg et aux États-Unis.

De manière générale, la part des énergies renouvelables dans la production énergétique totale est plus faible dans les pays de l’OCDE que dans les autres, ce qui s’explique par l’importance de la biomasse chez ces derniers. En 2009, les renouvelables représentaient 46 % de l’énergie fournie au Brésil, 34 % en Indonésie, 26 % en Inde, 12 % en Chine , 10 % en Afrique du Sud et 3 % en Russie.

Voir www.oecd.org/fr/environnement/

Voir aussi www.oecd.org/croissanceverte

©L’Observateur de l’OCDE n° 290-291, T1-T2 2012