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Transports : un problème de CO2

Toute tentative sérieuse de lutte contre le changement climatique doit intégrer les transports. Ceux-ci produisent 13 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), bien que ce chiffre prenne en compte le CO2 ne provenant pas de la combustion de carburant (exploitation des forêts, utilisation des sols, combustion de biomasse). Un examen des émissions de CO2 provenant de la combustion de carburant indique que le secteur des transports en représente 23 % à travers le monde, et 30 % dans la zone OCDE.

Toute tentative sérieuse de lutte contre le changement climatique doit intégrer les transports. Ceux-ci produisent 13 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), bien que ce chiffre prenne en compte le CO2 ne provenant pas de la combustion de carburant (exploitation des forêts, utilisation des sols, combustion de biomasse). Un examen des émissions de CO2 provenant de la combustion de carburant indique que le secteur des transports en représente 23 % à travers le monde, et 30 % dans la zone OCDE.

Les projections suggèrent une augmentation continue du volume de tous les modes de transport, surtout dans les pays non membres de l’OCDE, avec un probable triplement du taux de motorisation entre 2000 et 2050. Que faire ?

La zone OCDE est la principale émettrice de GES, et les pouvoirs publics commencent à réagir. Le changement climatique était le thème principal de la réunion ministérielle annuelle du Conseil et du Forum de l’OCDE en avril, et le sera aussi à la réunion du G8 au Japon en juillet.

C’était aussi le sujet du premier Forum international des transports les 28-30 mai 2008 L’Observateur de l’OCDE Nº 267 Mai-Juin 2008 47 TRANSPORTS Introduction Dossier spécial à Leipzig. Pour Jack Short, secrétaire général du Forum international des transports, le défi est clair : « Nous savons comment réduire les émissions de nombreux polluants classiques et le nombre d’accidents, mais pouvons-nous découpler la croissance dans les transports et l’augmentation des émissions de CO2 ? »

Leipzig, selon M. Short, est « un événement à haut niveau axé sur l’action », destiné à trouver « des politiques ambitieuses et responsables pour l’avenir ».

Les défis sont de taille. Pour commencer, malgré des innovations technologiques prometteuses, le secteur des transports dépend encore presque exclusivement du pétrole. Par ailleurs, la croissance significative de l’utilisation mondiale des transports fera augmenter les émissions de CO2 dans les 30 prochaines années. Les échanges continueront à croître, ainsi que la consommation. Le trafic aérien de passagers sera en 2025 deux fois et demie plus important qu’en 2005, et le transport aérien de marchandises ainsi que le transport maritime, trois fois plus importants. Nous ne pouvons faire comme si de rien n’était.

Nouvelles technologies dans l’aviation ou simple conduite plus économe en carburant, les articles de ce dossier explorent la manière dont la technologie, les politiques et les comportements peuvent, ensemble, améliorer ces perspectives. Ils examinent le débat sur les biocarburants, et s’intéressent aux révolutions technologiques ainsi qu’aux simples évolutions, comme l’amélioration des pneus et lubrifiants, qui elle aussi contribue à réduire les émissions.

Comme l’écrivait M. Short dans un récent article pour L’Observateur de l’OCDE, « c’est le genre de mesures abordables et éprouvées que notre session de Leipzig doit préconiser. Elles laissent entrevoir des résultats réels et immédiats, y compris pour l’environnement. »

Short, Jack (2008), « Transport et énergie : le défi du changement climatique », L’Observateur de l’OCDE n° 266, mars.

©L’Observateur de l’OCDE n° 267, mai-juin 2008