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Tester les compétences

Alors que les pays tentent de maintenir leur compétitivité à l’échelle mondiale, d’améliorer la flexibilité et la réactivité de leurs marchés du travail et de gérer le vieillissement de leur population, l’OCDE lance un Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PEICA). Ce programme vise à évaluer le savoir-faire des individus, la manière dont ils l’appliquent sur leur lieu de travail, ainsi que la manière dont de meilleures compétences conduisent à de meilleurs emplois, une productivité accrue, et, en fin de compte, à de meilleurs résultats économiques et sociaux. Le but du programme est d’aider les gouvernements à comprendre comment l’éducation et les programmes d’apprentissage peuvent développer le savoir-faire et les compétences nécessaires aux individus pour participer pleinement à nos sociétés du savoir.

Angus Maddison

Le professeur Angus Maddison, décédé le 24 avril, était un économiste hors-pair et une légende de l’OCDE. De fait, il a rejoint l’OCDE avant même qu’elle n’existe. En 1952, il est devenu membre de ce qui était, à l’époque, la direction de l’Économie et des Statistiques de l’Organisation européenne de coopération économique, l’OECE. Lorsque l’OECE est devenue l’OCDE en 1961, il a mis son grand intérêt pour les statistiques, leur mesure et leur précision, au service des questions de développement.

Nouvelles règles necessaries

Il est intéressant de remarquer qu’il est parfaitement rationnel pour les prêteurs (et les compagnies d’assurances) de baisser leurs prix et leurs garanties en temps de prospérité, afin d’augmenter leur part de marché. C’est leur moyen de gagner de l’argent.

Monnaie en réserve

Les « droits de tirage spéciaux », une quasi-monnaie méconnue, sont une ressource importante pour les pays en développement, et la possibilité d’en faire une monnaie de réserve internationale est aujourd’hui envisagée.

Dix ans de lutte contre la corruption transnationale

Depuis l’entrée en vigueur de la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption, beaucoup de progrès ont été accomplis. Mais il faudra faire bien plus pour assainir les pratiques commerciales inéquitables.

Entretien L’économie chilienne

En mai, le Chili est devenu le 31ème membre de l’OCDE et le premier du continent sud américain. Le pays rejoint l’Organisation dans une période d’incertitude, tant à l’échelle internationale que nationale, alors que les répercussions du séisme de février se font encore sentir. Felipe Larraín, ministre des Finances du Chili, nous fait part de ses réflexions sur cette catastrophe et sur le programme de reprise du pays.

La fiscalité au service de l’innovation

La fiscalité peut être un puissant levier d’innovation. Voici comment.

Innovation : stratégies intelligentes pour des reprises durables

Pourquoi l’innovation est-elle aussi importante pour la croissance, et que peuvent faire les gouvernements pour l’améliorer ? L’OCDE étudie cette question depuis de nombreuses années, et elle livre une vision globale, la Stratégie pour l’innovation, aux gouvernements du monde entier à la réunion du Conseil au niveau des ministres, les 27 et 28 mai. En voici quelques points clés.

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La Stratégie de l’OCDE pour une croissance verte

La croissance verte peut-elle susciter une reprise durable ? Cela dépendra beaucoup des politiques mises en oeuvre. En 2011, l’OCDE présentera sa Stratégie pour une croissance verte. En voici quelques prémices.

Politiques d’innovation

Quiconque douterait que la politique puisse favoriser l’innovation devrait considérer le Protocole de Kyoto. Après son adoption en 1997, le nombre de brevets pour les technologies de stabilisation climatique a augmenté partout dans le monde. Six ans après, le nombre de brevets pour les technologies éoliennes avait plus que quintuplé, et celui pour les technologies solaires, photovoltaïques et hydriques/marines avait plus que doublé. Le nombre de nouveaux brevets pour d’autres technologies d’atténuation des changements climatiques, comme le captage du carbone, les biocarburants et l’énergie géothermique, a également augmenté, même si cette augmentation n’était pas beaucoup plus rapide que celle des brevets en général sur cette période.

Les voies d’une reprise durable

Conserver une vue d’ensemble, telle est la difficulté pour tout gouvernement confronté à une crise. C’est particulièrement vrai aujourd’hui dans les pays de l’OCDE, qui connaissent, du fait de la crise financière de 2008, des déficits budgétaires très élevés et une lourde dette. Aujourd’hui, la plupart des pays, petits ou grands, doivent faire de nouveaux sacrifices. Et l’on comprend la colère de leur population, qui considère à juste titre qu’elle n’est pas responsable de la situation actuelle.

Capitalisme 4.0

Les prédictions selon lesquelles le capitalisme touche à sa fin sont sans doute prématurées. Mais quelle forme de capitalisme va émerger de la crise économique ? Telle est la question.

Des partenariats pour l’emploi

Une crise mondiale du chômage de longue durée est à craindre. Quel rôle peuvent jouer les partenariats public-privé ?

Vaincre la crise de l’emploi

Malgré les signes de reprise, cette crise est loin d’être finie. Nous connaissons la plus grave crise de l’emploi depuis la Grande dépression, et la reprise économique est encore faible et fragile.

La culture financière, un droit civique

Un minimum de culture financière peut permettre aux non-spécialistes, sinon de rivaliser avec les professionnels de Wall Street, du moins de mieux gérer leur argent.

Sauver le capitalisme d’une diversification futile

Les théories actuelles de gestion de portefeuille sont contraires au bien-être des citoyens. Seule l’action publique peut changer cela.

Les marchés ont besoin des gouvernements

Les causes profondes de la crise économique récente ne résident pas dans un manque de courage ou de compétences, mais dans l’échec de certaines idées.

En bref - mai 2010

Fiscalité allégée; L’OCDE s’élargit; Le péril jeune ?; Aide au développement en hausse mais…; Verbatim; Économie; Royaume-Uni Projet de loi sur la corruption; La Pologne en deuil; Best of…

Investir dans une reprise durable

La Caisse des Dépôts a développé avec l’OCDE un partenariat autour du rôle des investisseurs de long terme et fondé, avec trois autres grandes institutions financières publiques européennes – la Cassa depositi e prestiti italienne, la KfW allemande et la Banque européenne d’investissement –, le Club des investisseurs de long terme.

Comment corriger les déséquilibres mondiaux

L’un des effets secondaires de la crise mondiale a été une réduction temporaire des déséquilibres des balances des opérations courantes entre les principaux pays et les principales zones économiques du monde. C’est une évolution positive, mais durera-t-elle ? Certaines mesures politiques s'imposent sans doute.

Mettre l'économie mondiale sur la voie d'une croissance durable

Les politiques actuelles sont-elles en train de faire le lit de la prochaine crise ? Ce n’est pas exclu. Certains déséquilibres doivent être corrigés.

Les partenariats public-privé

Les pouvoirs publics peuvent trouver les partenariats public-privé (PPP) particulièrement tentants dans le sillage d’une crise financière, mais comment éviter des choix hâtifs ?

Consolider la reprise

Le printemps est enfin de retour dans la plupart des pays de l’OCDE, où les signes de reprise commencent à se multiplier. C’est une bonne nouvelle, car la récession a été longue et difficile. Mais si le pire de la crise est sans doute derrière nous, la reprise demeure fragile.

Enjeux agricoles et alimentaires : préparer le terrain

Dans les prochaines années, le système alimentaire et agricole mondial devra répondre aux besoins de milliards d’individus supplémentaires et satisfaire des exigences accrues de qualité, d’accessibilité et de disponibilité. La terre, l’eau et les investissements feront l’objet d’une intense concurrence entre l’agriculture et les autres secteurs, et le changement climatique engendrera de nouvelles contraintes. Les ministres et les parties prenantes des pays membres de l’OCDE et des principales économies émergentes se sont réunis à Paris les 25 et 26 février afin de débattre de la meilleure façon de répondre à ces défis.

La bioéconomie à l'horizon 2030 : quel programme d'action?

La biotechnologie, en constante évolution, est devenue un moteur potentiel de production écologiquement viable et une source avérée d’innovations diverses dans l’agriculture, l’industrie et la médecine. Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle bioéconomie ? La réponse dépendra des politiques publiques.

De la crise à la reprise

Les profondes cicatrices laissées par la crise peuvent être soignées en prenant des mesures adéquates, notamment en matière de concurrence, d’emploi, de fiscalité et de services financiers. De telles mesures stimuleraient également la croissance à long terme.

Les perspectives de l'Irlande

Depuis le milieu des années 1990, la croissance de l’Irlande a été l’une des plus rapides de la zone OCDE. Elle connaît aujourd’hui l’une de ses plus sévères récessions. Qu’est-ce qui explique ce basculement ? Comment l’économie irlandaise se redressera-t-elle ?

Ces 18 derniers mois ont été difficiles pour l’économie mondiale, mais peu de pays de l’OCDE ont ressenti l’impact de la crise aussi brutalement que l’Irlande. En à peine quelques années, ce pays considéré par beaucoup comme un modèle de croissance rapide et de prospérité confiante est devenu une économie engluée dans la récession et saisie par le doute.

Un désenchantement brutal. Depuis le milieu des années 1990, les performances économiques du pays étaient remarquables : une croissance du PIB par habitant avoisinant les 5 % entre 1995 et 2007 ; un niveau de vie amélioré d’un tiers en une décennie ; une croissance spectaculaire de l’emploi, attirant massivement les travailleurs étrangers. Les Irlandais qui avaient émigré les années précédentes sont revenus au pays et, pour la première fois, on a observé une forte immigration nette : en quelques années, la proportion de travailleurs de pays alors candidats à l’adhésion à l’UE, comme la Pologne, a atteint 8 % de la population active.

Ce rythme d’expansion est pratiquement sans précédent dans les pays de l’OCDE. Le pays que les économistes surnommaient « l’homme malade de l’Europe » dans les années 1980 affichait une santé resplendissante. La vitesse de son développement rappelant certains pays émergents, l’Irlande était devenue le « tigre celte ».

D’autres pays de l’OCDE se tournaient vers l’expérience irlandaise pour renforcer leurs performances économiques. Comment l’Irlande était-elle parvenue à élever si rapidement son niveau de vie ?

Il n’y a pas de réponse unique à cette question, même si la capacité à attirer l’investissement direct étranger (IDE) a été un moteur décisif. Les entrées d’IDE avoisinent aujourd’hui 80 % du revenu national, et les entreprises sous contrôle étranger assurent la majorité des exportations et une proportion substantielle des emplois. Les multinationales ont été attirées par cette économie ouverte, flexible et orientée vers le marché. Autres atouts, une fiscalité favorable et la présence d’une main-d’oeuvre anglophone qualifiée. L’appartenance à l’Union européenne, et donc à l’union monétaire et au marché unique, s’est également révélée cruciale. La montée en puissance de secteurs tels que les technologies de l’information et des communications, les produits pharmaceutiques et les services financiers internationaux favorisait particulièrement cette petite économie ouverte et dynamique. Si ce dynamisme a éclos au bon moment, l’Irlande n’a pas connu le succès du jour au lendemain. Celui-ci a résulté d’années d’efforts des décideurs publics, des chefs d’entreprise et des autres partenaires sociaux pour réorganiser le pays et y instaurer un cadre favorisant l’entrepreneuriat, l’investissement et la croissance de l’emploi.

L’élévation du niveau de vie a fini par récompenser les judicieuses décisions de cette époque. L’enseignement secondaire n’est devenu gratuit en Irlande qu’à la fin des années 1960. D’où une progression tardive mais considérable du niveau d’instruction. Ceci n’a pas eu de retombées visibles pendant la période de résultats macroéconomiques médiocres des années 1980, mais le vaste gisement de productivité ainsi créé a porté ses fruits à partir du milieu des années 1990. La main-d’oeuvre irlandaise jeune et instruite reste d’ailleurs très appréciée des sociétés étrangères.

L’économie avait aussi gagné en résilience. Avec l’éclatement de la bulle informatique au début des années 2000, l’activité a ralenti, mais le PIB national ne s’est jamais réellement contracté en termes annuels, contrairement à beaucoup d’autres pays de l’OCDE, et le chômage n’a que très légèrement augmenté. La vigoureuse reprise qui a suivi s’est traduite par une croissance moyenne du PIB supérieure à 5 % entre 2002 et 2007.

Alors pourquoi la machine s’est-elle enrayée ? La récession irlandaise est l’une des plus sévères de la zone OCDE. Selon les prévisions de l’OCDE, la baisse du revenu national brut, du pic au creux, sera probablement proche de 13 %. Le taux de chômage est passé d’un peu plus de 4 % à 13 % en moins de deux ans. Comment la situation a-t-elle pu se détériorer si brutalement ?

Un élément de réponse tient au fait que, ces dernières années, l’expansion a été beaucoup plus tirée par la demande intérieure que ce n’était le cas avant 2000. Après avoir rapidement augmenté, les exportations se sont modérées. La croissance de la productivité a aussi fortement ralenti, alors que l’inflation, les salaires et les coûts de main-d’oeuvre ont augmenté plus vite. En bref, l’Irlande perdait de sa compétitivité, et le déficit de la balance courante se creusait.

Le marché immobilier a été au coeur de cette récente poussée de la demande : au pic du cycle, les prix des logements en termes réels étaient près de quatre fois plus élevés qu’en 1995. Alors que ces prix étaient bas au milieu des années 1990, et que la demande de logements était stimulée par la hausse des revenus et l’accroissement de la population, une décennie plus tard les prix des logements avaient atteint des niveaux non-viables à long terme. Ils étaient en outre alimentés par l’expansion du crédit, le montant total des emprunts ayant augmenté de 20 % par an en moyenne au cours de ces dernières années. L’immobilier commercial était lui-même en plein essor : sur Grafton Street, à Dublin, les loyers privés sont rapidement devenus parmi les plus chers du monde, rivalisant avec la Cinquième Avenue, Bond Street et les Champs-Élysées.

Le boom immobilier a eu un puissant effet sur l’ensemble de l’économie irlandaise. La construction de logements s’est envolée pour atteindre 13 % du revenu national, proportion plus élevée même qu’en Espagne, et ce secteur a attiré un grand nombre de travailleurs. La valorisation du patrimoine immobilier a soutenu la consommation. Les banques prêtaient à tour de bras, et les prêts liés à des opérations immobilières sont devenus une composante majeure de leurs engagements globaux.

Les prix des logements ont culminé en 2007. Depuis, ils ont chuté de 25 %, et de nouvelles baisses sont à prévoir. Avec le retournement du marché immobilier, l’activité économique a commencé à ralentir, la construction de logements se contractant fortement. Il était déjà difficile de rééquilibrer l’économie irlandaise en réduisant le poids de la construction au profit des exportations et d’un niveau de demande plus gérable. Mais la crise financière a rendu cette correction encore plus malaisée en érodant les marchés d’exportation et en exerçant de nouvelles tensions sur le système financier. Il en a résulté un effondrement spectaculaire de la demande, l’activité économique accusant l’une de ses plus fortes contractions depuis des décennies.

Comment l’économie irlandaise se rétablirat- elle ? Les pouvoirs publics ont peu de leviers pour étayer la demande. Dans un petit pays intégré à la zone euro, les réductions des taux d’intérêt et les mesures de soutien monétaire prises par la Banque centrale européenne ont été utiles, mais ne peuvent pas être poussées plus loin. Afin d’éviter un effondrement financier systémique, il a fallu s’attaquer en priorité aux pertes massives des banques. Entre autres mesures, les autorités ont créé l’Agence nationale de gestion d’actifs (National Asset Management Agency), qui a pour mission de replâtrer le système bancaire en sortant des bilans des banques un portefeuille d’actifs immobiliers frappés par la crise, pour un montant total évalué à 40 % du revenu national brut.

Tandis que d’autres pays ont lancé des plans de relance budgétaire, le solde budgétaire irlandais, excédentaire en 2007, accusera un déficit d’environ 12 % du PIB cette année, ce qui reflète le poids excessif des recettes liées au secteur immobilier. Ce niveau d’emprunts publics contribue déjà fortement à soutenir les dépenses, mais il exclut toute possibilité d’assouplir davantage la politique budgétaire. De fait, la gravité de la situation a imposé un durcissement de la politique budgétaire qui représente à ce jour quelque 7,5 % du revenu national, et de nouvelles mesures d’assainissement sont programmées pour les prochaines années.

Cette contrainte de politique économique signifie que la voie de la reprise passera surtout par un ajustement de l’économie privée, dans les ménages comme dans les entreprises. En particulier, l’Irlande doit infléchir ses prix pour restaurer sa compétitivité sur les marchés internationaux. C’est ce qui est déjà en train de se produire : l’indice harmonisé des prix à la consommation a reculé de près de 3 % entre novembre 2008 et novembre 2009. Fait remarquable, les salaires nominaux sont en train d’être abaissés, des données partielles faisant état de réductions généralisées de 5 à 10 %. Cette déflation des salaires est sans précédent en Irlande et dans les autres pays de l’OCDE. Elle montre à quel point le marché du travail irlandais sait se montrer flexible et incite à penser que son économie s’ajuste très rapidement. Toutefois, cette déflation comporte des risques, notamment parce que la baisse des revenus permettra plus difficilement d’alléger l’encours des dettes.

Mais si l’on observe des signes d’ajustement économique positif, la récession va probablement persister pendant quelque temps. L’OCDE prévoit une reprise lente. Il est crucial de savoir si des politiques publiques peuvent être mises en place pour éviter que le taux de chômage élevé ne se pérennise. Compte tenu de la déflation, les prestations sociales devront baisser en termes monétaires, juste assez pour conserver la même valeur réelle par rapport au coût de la vie. En même temps, pour les travailleurs faiblement rémunérés, les indemnités chômage atteignent des niveaux élevés par rapport aux salaires. Ce facteur, auquel s’ajoutent les carences des programmes d’activation des sans-emploi, entraîne un risque réel de chômage élevé et durable, à moins que les politiques publiques ne s’ajustent pour encourager davantage le retour à l’emploi en même temps que la reprise.

Slovénie : faible rebond

Bien que la Slovénie soit déjà sortie de la récession au deuxième trimestre de 2009, le déclin précipité des deux trimestres précédents fut assez sévère pour engendrer une chute du résultat en glissement annuel proche de 8 % en 2009. Un faible rebond, imputable à la demande extérieure, a eu lieu, et on s’attend à ce qu’il continue en 2010, avant que la croissance ne gagne en solidité en 2011 grâce au renforcement des investissements. Un écart de production négatif et un chômage élevé devraient contribuer à maintenir une inflation modérée.

Après la forte relance budgétaire de 2009, la politique budgétaire devrait se resserrer en 2010 et 2011 pour des raisons d’assainissement. Une nouvelle réforme des régimes de retraite devrait stimuler cet assainissement budgétaire, alors que les réformes visant à accroître la flexibilité des marchés du travail devraient contribuer à accélérer la reprise de l’emploi.

Israël : allègements fiscaux inopportuns

Quoique faible, la croissance positive du deuxième trimestre de 2009 a marqué le début de la reprise. Les anticipations concernant des hausses de la fiscalité indirecte ont suscité une poussée des ventes automobiles, et les dépenses de l’État ont augmenté rapidement en raison de l’abandon d’une politique restrictive à cet égard. Les taux de croissance de la consommation de biens non durables, de l’investissement et des exportations sont tous redevenus positifs. L’activité économique devrait se ressaisir tout au long de la période considérée. Les pressions inflationnistes sous-jacentes resteront probablement modérées, mais les risques de divergence par rapport à ce scénario s’accroissent. Le dernier budget de l’État limitait la hausse du déficit, mais s’appuyait de manière excessive sur des mesures de court terme pour atteindre les objectifs de déficit et de dépenses, et les allègements fiscaux prévus pour les personnes morales et physiques en 2010 sont inopportuns. La Banque d’Israël a précocement adopté une position moins expansionniste, mais la persistance de ses interventions sur le marché des changes risque de créer des pressions inflationnistes supplémentaires et de détériorer la crédibilité et la cohérence de l’action publique.


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010

Indonésie : la croissance par la consommation

Le deuxième et le troisième trimestre de 2009 ont vu la croissance du PIB se reprendre nettement, grâce principalement à la consommation privée. L’investissement, ayant rebondi fortement au cours du troisième trimestre, continue de pâtir d’une insuffisance de crédit. Les exportations croissent plus vite que les importations, soutenant l’excédent commercial et l’excédent des opérations courantes. L’inflation a affiché un recul rapide au premier semestre. L’activité devrait s’accélérer quelque peu à la faveur d’une hausse des investissements et d’un assouplissement des conditions de crédit. Le cycle d’assouplissement des conditions monétaires s’est terminé en septembre. Les baisses des taux d’intérêt et les mesures de renforcement des liquidités prises plus tôt dans l’année en réaction à la crise mondiale ont allégé la pression exercée sur le marché interbancaire. La mise en oeuvre du plan de relance budgétaire est retardée par des insuffisances de capacités de production. Il ne serait cependant pas souhaitable, puisque la reprise semble avoir véritablement commencé, d’assouplir davantage la politique budgétaire.


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010