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La pollution tue

Dans la zone OCDE, le nombre de décès liés à la pollution atmosphérique continue de régresser, principalement grâce à la réglementation des émissions des véhicules et au progrès technologique. Entre 2005 et 2010, ce tribut a chuté de 4 %, passant de 498 000 à quelque 478 000 décès par an. 

Mais à y regarder de plus près, les données sont plus inquiétantes. À l’extérieur de l’UE, seuls les États-Unis et Israël ont réussi à réduire leurs chiffres, alors que 14 autres pays membres de l’OCDE, dont l’Australie, le Canada et le Japon, ont enregistré une hausse en valeur absolue.  

Hors OCDE, les données sont plus alarmantes encore. Le nombre de décès prématurés liés à la pollution de l’air a augmenté de 4 % en moyenne durant cette période. En Chine, où l’on comptait déjà 1 215 180 décès, l’augmentation a été de 5 %, soit 64 000 nouveaux cas. L’Inde a connu une hausse encore plus spectaculaire, de 12 %, passant de 620 000 à 694 400 décès. De fait, ces deux pays comptent pour plus de la moitié du coût sanitaire mondial de la pollution. D’après les estimations de l’OCDE, le coût des 3,4 millions de décès enregistrés dans le monde en 2010 représente 3 500 milliards USD en frais et en pertes de productivité dans la zone OCDE plus Chine et Inde. 

Dans les pays en développement, le trafic progresse beaucoup plus vite que le durcissement des mesures antipollution. Les pouvoirs publics pourraient contribuer à réduire la mortalité en prenant des mesures fiscales et réglementaires ciblant les émissions des véhicules diesel et essence.

Voir www.oecd.org/environnement

©L'Observateur de l'OCDE, n°299, T2 2014