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France : faible inflation

Après une baisse de 2,2 % en 2009, le PIB réel devrait enregistrer une croissance lente, de 1,4 % en 2010 et 1,7 % en 2011, tirée par l’investissement des entreprises et les exportations. Cela ne sera pas suffisant pour empêcher le taux de chômage d’augmenter jusqu’au début de 2011, et l’inflation devrait être inférieure à 1 % par an. Les ménages ont réagi à la montée de l’incertitude sur les marchés de l’emploi et des capitaux en accroissant leur épargne, compensant du même coup les répercussions positives de l’augmentation des transferts publics et de l’amélioration des termes de l’échange.

Des mesures discrétionnaires opportunes, conjuguées au jeu des stabilisateurs automatiques, ont amorti l’impact de la crise. La suppression de la taxe professionnelle dans le projet de budget 2010 est également bienvenue, mais les autorités devraient maintenant se garder d’engager des dépenses supplémentaires. L’élaboration d’une stratégie pluriannuelle crédible de sortie de crise, communiquée clairement, revêt une importance prioritaire. L’assainissement budgétaire qui s’impose offre l’occasion de rééquilibrer les finances publiques grâce à une réduction des dépenses inefficaces, à un relèvement des impôts sur les successions, sur les biens immobiliers et sur les émissions de carbone, ainsi qu’à la poursuite de la réforme du système de retraite.


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010

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