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Économies rapatriées

La crise a-t-elle eu un impact sur les transferts financiers des immigrés vers leurs pays d’origine ? Une étude a révélé que les immigrés latino-américains aux États-Unis continuent d’envoyer de l’argent à leurs familles, même s’ils doivent pour cela réduire leurs dépenses, cumuler plusieurs emplois, travailler plus longtemps, ou, lorsqu’ils ont perdu leur emploi, puiser dans leurs économies.

Néanmoins, alors que ce type de transferts financiers est en général bien plus stable que les autres flux, y compris les exportations, la même étude montre que leur montant a diminué de 11 % en 2009. Cela s’explique notamment par les nombreuses pertes d’emplois dans des secteurs de l’économie américaine fortement employeurs de travailleurs immigrés, comme le bâtiment. Ce secteur bat aussi de l’aile en Espagne. Quant au Japon, source majeure de transferts vers le Brésil et le Pérou, il a vu sa production industrielle diminuer, du fait d’une moindre demande d’exportations.

Les transferts financiers vers l’Amérique latine ont toujours été importants au regard de la taille des économies locales, ainsi qu’en proportion des autres flux de capitaux. Leur volume est comparable aux flux d’investissements directs étrangers, et dépasse ceux de l’aide officielle au développement, par exemple. Le montant total des transferts financiers a également augmenté depuis 1990 (voir graphique). Les transferts financiers représentaient moins de 0,1% du PIB en 1980. En 2007, cette proportion atteignait 1,5%.

Les Perspectives économiques de l’Amérique latine 2010 sont disponibles sur www.ocde.org/librairie, ISBN 978-92-64-07671-6


©L'Observateur de l'OCDE N° 276-277, décembre 2009-janvier 2010