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Nucléaire restreint

Tandis que le changement climatique oblige les gouvernements à s'intéresser de nouveau à l'énergie nucléaire, la plupart des pays ont réduit leurs financements dans la recherchedéveloppement nucléaire.

L'Allemagne a opéré la plus forte réduction. Selon l'indicateur normalisé à 1 pour faciliter les comparaisons, la R-D allemande a ainsi chuté de 6 points pour atteindre 0,3 % entre 1985 et 1988, et était proche de zéro en 2005. Au Royaume-Uni aussi, la réduction des financements a été forte, particulièrement entre 1985 et 1995, lorsqu'ils sont passés de 0,9 à près de zéro, leur niveau actuel. Les financements américains ont également diminué substantiellement entre 1985 et 2000, et malgré une augmentation de 0,2 à 0,4 entre 2000-2005, ils sont toujours inférieurs à la moyenne. Les fonds dégagés sont plus importants en France, même s'ils étaient plus conséquents il y a 20 ans. Seule exception à cette tendance : le Japon, dont les financements publics sont légèrement supérieurs à la moyenne, malgré une baisse en 1988.

Mais le financement de la R-D n'est pas tout. Les gouvernements doivent aussi penser au renouvellement d'une main d'oeuvre très qualifiée dont les plus âgés, formés dans les années 1960 et 1970, sont désormais au seuil de la retraite. Selon un rapport de l'American Nuclear Society, les professionnels de ce secteur se plaignent déjà d'une pénurie de diplômés en science et en ingénierie nucléaires (voir aussi l'article de Barry Kaufer, Energie nucléaire : compétences et contrats de sûreté).


Les Perspectives de l'énergie nucléaire 2008 sont disponibles sur www.oecd.org/librairie

ISBN 9789264054165

Pour voir les travaux de l'OCDE sur l'énergie, www.oecd.org/energie

©L'Observateur de l'OCDE n° 272, avril 2009