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Éloge des loisirs

Pour la plupart des gens, plus de temps libre contribue au bien-être, tant qu’il ne s’accompagne pas d’une baisse de revenu. On entend souvent dire que les travailleurs américains gagnent plus, mais qu’ils travaillent aussi davantage d’heures, alors que les Européens préfèrent plus de loisirs à plus de travail et plus d’argent, et sont donc dans une meilleure position.

Mais si l’on attribuait, de manière arbitraire, une valeur monétaire au temps de loisir, cela modifierait-il le classement des PIB par habitant en faveur des pays européens ? Pas vraiment, selon la dernière édition d’Objectif croissance. L’étude montre que le PIB par habitant ajusté en tenant compte du temps de loisir est plus élevé que le PIB normalement calculé. Mais le classement des pays de l’OCDE reste d’une manière générale le même, avec les États-Unis dans les cinq premiers.

Par ailleurs, le Panorama des statistiques de l’OCDE 2006 montre que les dépenses de loisirs ont augmenté plus vite que la moyenne de l’OCDE aux États-Unis pendant les dix dernières années. Ces dépenses des ménages et des pouvoirs publics dans la culture et les divertissements incluent des éléments variés, de la musique aux animaux domestiques et à la photographie en passant par le sport et les spectacles. Elles incluent le jardinage et les jeux d’argent, mais pas les restaurants, les hôtels et la plupart des voyages. Selon cette mesure, les États-Unis dépensent plus que la France, mais moins que l’Espagne ou que le Royaume-Uni.

Voir Objectif croissance, chapitre 6, et le Panorama des statistiques de l’OCDE, disponibles sur www.ocdelibrairie.org.

©L’Observateur de l’OCDE n° 255, mai 2006