Observateur OCDE
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Être à l’écoute des électeurs

En 1950, à peine plus d’une vingtaine de pays dans le monde étaient des démocraties, contre plus d’une centaine aujourd’hui. Outre le vote populaire et les contre-pouvoirs médiatiques et associatifs, les démocraties fortes disposent de mécanismes et d’institutions qui contrôlent l’efficacité des administrations et vérifient la conformité de leurs actes avec les exigences des citoyens.

Ainsi, les institutions supérieures de contrôle (ISC) essaient de garantir la transparence de l’utilisation des deniers publics. Tous les pays de l’OCDE sont dotés d’une ISC, le plus souvent indépendante, dont le dirigeant est nommé par le législateur. La plupart des ISC des pays de l’OCDE remontent au XIXe siècle.

Institution plus récente : le médiateur. Généralement nommé par le législateur, il a pour mission de traiter les plaintes, les recours et les demandes de réparation des citoyens face à l’administration. Le médiateur, équivalent de l’ombudsman suédois, est plus qu’un simple représentant, c’est en quelque sorte l’arbitre de l’administration. En 1960, la Suède, le Danemark et la Finlande étaient les seuls pays de l’OCDE dotés d’une telle institution. Environ 90 % d’entre eux le sont aujourd’hui.

Parfois, certains services de médiation sont destinés à des catégories spécifiques de la population. L’Islande en a désigné un pour les enfants, la Finlande et la Hongrie pour les minorités. Au Royaume-Uni, un médiateur est chargé des services de santé. Les recommandations du médiateur sont rarement contraignantes, mais elles peuvent être un puissant moyen de pression sur les autorités pour que celles-ci restent au service de leurs électeurs.

©L’Observateur de l’OCDE, n°249, mai 2005