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La carte de la sécurité

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Depuis les événements du 11 septembre 2001, les dépenses publiques consacrées à la sécurité et aux opérations militaires ont été sensiblement accrues aux États-Unis et, dans une moindre mesure, dans d’autres pays de l’OCDE, afin de combattre le terrorisme.

Le total des dépenses publiques américaines affectées à la défense et à la police devrait progresser pour atteindre 3,4 % du PIB en 2002, contre 3,1 % en 2000 comme en 2001. Cette augmentation privilégie la défense, les dépenses militaires passant de 3,0 % du PIB à 3,3 %, le budget de la police restant stable à 0,1 % du PIB. Cela étant, un certain nombre d’autres pays ont renforcé le budget de leur police, ces dépenses devant être portées à 1,6 % du PIB italien en 2002 contre 1,5 % en 2001, alors que les dépenses consacrées à la police britannique sont passées à 0,9 % du PIB pour 2001 et 2002, contre 0,8 % en 2000. Certains pays n’ont pas renforcé leurs dépenses publiques de sécurité, mais ont redéployé des ressources de budgets existants pour mieux se préparer à des initiatives de lutte contre le terrorisme et les financer. L’Allemagne, par exemple, a adopté un ensemble de mesures anti-terroristes équivalent à 0,1 % du PIB. Le total des dépenses publiques affectées par la France à sa défense et sa police devait reculer légèrement de 2,9 % du PIB en 2001 à 2,8 % en 2002, les sommes consacrées à la police restant inchangées à 0,3 % et le budget de la défense revenant de 2,6 % à 2,5 %. Dans ce domaine, les dépenses du secteur privé devraient, elles aussi, augmenter afin d’améliorer la sécurité des installations, des salariés et de l’information. Une estimation récente chiffre ces dépenses à US$40 milliards. Pratiquement la moitié de cette somme sert à financer la présence de vigiles et d’autres employés des services de protection.