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Innovation ouverte

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Même les entreprises les plus à la pointe ne peuvent plus se contenter de leurs propres efforts de R-D, et doivent ouvrir leurs réseaux et collaborer : voici le principal message d’une réunion d’experts sur « La mondialisation et l’innovation ouverte » qui s’est tenue à l’OCDE le 27 avril.
Prenons l’exemple de Philips. Auparavant, son siège néerlandais était un endroit assez secret, où les idées étaient perfectionnées dans des laboratoires avant d’être lancées sur le marché. Aujourd’hui, il s’agit d’un campus ouvert où des milliers de chercheurs travaillent en réseau, échangent des idées et, surtout, innovent.« L'innovation est maintenant un mot à la mode, même si tout le monde ne sait pas exactement ce qu’il signifie », selon l’un des participants. Il ne s’agit pas que de gadgets ou de technologie, mais de politiques et d’une réflexion réactive afin de créer de nouvelles opportunités. Il s’agit également de savoir comment gérer les inconvénients des nouveaux produits et services.En démarrant ce programme de deux ans, les participants ont pu apprendre comment l’innovation était en train de changer. L’OCDE prépare le lancement de sa propre stratégie d’innovation cette année, qui comprendra une liste des meilleures pratiques, destinée à aider les gouvernements à avancer dans ce domaine.Les pays ont des niveaux différents de R-D. Certains pourraient améliorer le leur, mais cela n’est pas suffisant : il faut également penser à l’éducation, au climat des affaires, à la culture de l’innovation, l’infrastructure, etc. Par ailleurs, les gouvernements savent qu’il est important de retenir le capital intellectuel, mais innover signifie également de savoir quand lâcher prise. La compartimentation des chercheurs constitue évidemment un obstacle : « aux États-Unis, ils en ont plus pour leur argent car les ingénieurs travaillant dans le domaine de la défense travaillent aussi pour le civil », souligne l’un des chercheurs européen. La collaboration ouverte entraîne des interactions positives, et la diffusion de l’innovation.Les participants ont espéré que les pays ne disposant pas de tous les facteurs élémentaires, dont une culture de l’innovation, seront à même de prospérer dans une nouvelle atmosphère ouverte de collaboration s’ils disposent des bons cadres. Ce qui inclut les pays en développement. En conséquence, les opportunités économiques devraient être mieux réparties. RJC  ©L’Observateur de l’OCDE No.261, Mai 2007