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Votre emploi sera-t-il automatisé ?

L’automatisation des emplois est souvent perçue comme l’un des principaux défis de la révolution numérique, et comme une source d’incertitude et d’insécurité pour de nombreux actifs aujourd’hui. L’automatisation des tâches répétitives a déjà provoqué une contraction de l’emploi moyennement qualifié, ainsi qu’une polarisation aux deux extrémités de l’échelle de rémunération, associée à un creusement des inégalités. Dans certains cas, la numérisation a réduit la demande de main-d’œuvre peu qualifiée, et tellement accru les besoins en personnel hautement qualifié qu’ils ne peuvent être toujours satisfaits. Des salaires plus élevés pour quelques-uns, le chômage pour les autres, voilà le risque. 

Tous les pays ne sont pas égaux face à cette situation. Actuellement, dans l’OCDE, la moyenne de la part d’emplois susceptibles d’être automatisés (dont 50 % des tâches au moins sont automatisables) s’élève à 34,3 % ; celle des emplois considérés comme très menacés (au moins 70 % de tâches automatisables), à 9 %. Ces proportions sont toutefois plus importantes dans certains pays : en République slovaque, 45,9 % des emplois sont exposés à l’automatisation, dont 11 % plus directement, contre 24,4 % et 6 %, respectivement, en Corée.

Le degré d’exposition au risque ne semble pas être en corrélation directe avec le niveau de développement , comme le montre le graphique.

La transformation numérique est aussi une chance, et l’OCDE insiste sur le fait que les politiques publiques nationales doivent absolument s’attacher à préparer les populations au changement. Face au bouleversement inéluctable du marché du travail, il faut réagir tôt et de manière globale, en alliant protection et adaptation, et miser sur la formation tout au long de la vie pour que les travailleurs de tous âges puissent s’adapter à l’évolution de leur environnement.

OCDE (2017), Études économiques de l’OCDE : Nouvelle-Zélande 2017, Éditions OCDE, Paris. http://dx.doi.org/10.1787/eco_surveys-nzl-2017-en

©L'Observateur de l'OCDE n°310 T2 2017