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Le Myanmar investit dans l'avenir

Après des décennies d’isolement économique, le Myanmar revient sur le marché international, avec un large éventail de réformes visant à attirer le commerce international et l’investissement étranger. Ces réformes vont de l’amélioration des infrastructures à des transformations du secteur monétaire et financier, en passant par la sécurité alimentaire et la croissance agricole. Grâce à ses ressources naturelles et sa population active jeune, ce pays de plus de 60 millions d’habitants, autrefois surnommé « le bol de riz de l’Asie », a tout intérêt à ouvrir son économie.   

Le rapport OECD Investment Policy Review of Myanmar, guide utile pour les décideurs et les investisseurs souhaitant se lancer dans l’aventure, souligne les opportunités et défis à venir en analysant les politiques en vigueur et celles qui pourraient être envisagées. La loi de 2012 sur les investissements étrangers, par exemple, est saluée pour avoir élargi les protections légales des investisseurs étrangers. À l’avenir, toutefois, les nouveaux cadres devront aussi intégrer le principe de non-discrimination, en allégeant les restrictions applicables aux investisseurs étrangers pour certains produits ou dans certains secteurs, et en évaluant l’efficacité des critères actuels de partenariat.  

Attirer des investissements agricoles de longue durée est une autre priorité du Myanmar. Les nouvelles lois foncières et les incitations fiscales généreuses visent à attirer les entreprises, mais l’OCDE recommande des solutions plus durables, comme une meilleure harmonisation de la législation et la mise en place d’infrastructures rurales.  

Les politiques destinées à encourager un comportement responsable des entreprises ont permis d’importants progrès. Le Myanmar a réintégré l’Organisation mondiale du travail en 2012, suite à l’adoption d’une nouvelle législation condamnant le travail forcé et autorisant la création de syndicats. Depuis 2013, une nouvelle loi sur le règlement des conflits du travail renforce les droits des travailleurs et introduit un salaire minimum. Selon la loi de 2012 sur la protection de l’environnement, toutes les entreprises sont également tenues de réaliser des études d’impact social et environnemental. De solides précédents ont donc été établis en faveur de l’introduction et de la reconnaissance progressive des normes internationales en matière de droit du travail, de protection de l’environnement et de responsabilité des entreprises.

OCDE (2014), OECD Investment Policy Reviews: Myanmar 2014, Éditions OCDE. http://dx.doi.org/10.1787/9789264206441-en  

©L'Observateur de l'OCDE, n°299, T2 2014