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Les plus vulnérables peuvent réussir dans le monde des affaires

Promouvoir l’entrepreneuriat chez les personnes les plus vulnérables – femmes, seniors, jeunes, immigrés, chômeurs ou handicapés – est une bonne piste pour améliorer l’emploi et renforcer la cohésion sociale. Ces personnes ont un potentiel énorme, et plusieurs méthodes permettraient de l’exploiter. 

Dans de nombreux pays comme l’Allemagne, où le vieillissement de la population commence à poser problème, intégrer les groupes vulnérables au monde des affaires peut être une solution. Ces personnes étant souvent hautement qualifiées, il serait dommage de ne pas bénéficier de leurs compétences au motif que leur insertion professionnelle est relativement moins aisée.

Plusieurs conditions doivent être réunies pour cultiver l’esprit d’entreprise chez les personnes vulnérables. À l’évidence, les pouvoirs publics doivent instaurer un cadre politique et juridique stable, et promouvoir un climat social favorable à l’entrepreneuriat. Cette bonne image est essentielle à l’instauration de règles du jeu équitables pour tous les entrepreneurs. Les groupes vulnérables ont en plus besoin d’un soutien financier spécifique pour que, confiants en leur idées, ils puissent concrétiser leurs projets entrepreneuriaux.

Confiance et motivation sont en effet deux facteurs décisifs dans la création d’entreprise. Les responsables politiques doivent donc en priorité encourager les plus vulnérables à se lancer dans le monde de l’entrepreneuriat. Il faut sans doute mettre l’accent sur les écoles et universités, car elles ont une influence directe sur les candidats potentiels, et peuvent offrir aux futurs entrepreneurs des formations ciblées. La télévision, la radio et les médias, très influents, peuvent aussi être de précieux auxiliaires.

À l’origine d’une entreprise, il y a une idée. Grâce aux partenariats avec les universités, cette idée pourra être consolidée et mise en œuvre avec succès. C’est l’une des raisons pour lesquelles les start-ups et les PME allemandes ont si souvent réussi à produire des innovations remarquables et à les placer sur les marchés internationaux, pourtant dominés par de grands groupes. L’échange d’idées et le soutien financier à la recherche-développement stimulent l’esprit d’entreprise. C’est pourquoi les personnes vulnérables peuvent elles aussi être encouragées à créer leur propre entreprise.

En outre, des entrepreneurs ayant consolidé leur position de marché peuvent parrainer les start-ups. Ce parrainage peut être financier, en apport de fonds propres par exemple. Des conseils en gestion peuvent aussi être utiles aux nouveaux entrepreneurs. Les risques économiques s’en trouvent réduits, et les chances d’atteindre le seuil de rentabilité augmentent.

Un participant au Forum 2014 de l’OCDE (www.oecdforum.org) a fait une proposition intéressante : les organisations comme l’OCDE pourraient jouer un rôle clé dans la promotion de l’entrepreneuriat des personnes vulnérables, en créant par exemple un forum sur Internet où les entrepreneurs potentiels exposeraient leurs idées et solliciteraient une assistance. Les investisseurs intéressés pourraient alors les contacter pour les aider. L’OCDE pourrait même récompenser les idées prometteuses. La motivation et la confiance des entrepreneurs en seraient démultipliées. Les nouvelles entreprises pourraient ainsi former la prochaine génération de PME, sur lesquelles s’appuient désormais les économies nationales.

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©L'Observateur de l'OCDE, n°299, T2 2014

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