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Qui a le sourire ?

Des études de cas sur des produits spécifiques, notamment électroniques, montrent une tendance à une inégale répartition de la création de valeur entre les activités d’une chaîne de valeur. 

Les activités en amont (développement de nouveaux concepts, R-D, fabrication de composants clés) sortent gagnantes, mais les activités en aval (marketing, stratégie de marque, services aux clients) ne sont pas en reste.

La valeur ajoutée est en revanche faible dans les activités intermédiaires comme l’assemblage, souvent délocalisé dans des économies émergentes ou en développement.

La « courbe du sourire » a été utilisée pour la première fois en 1992 par le fondateur d’Acer, Stan Shih, pour illustrer ce phénomène et les problèmes auxquels étaient confrontés les fabricants du secteur des technologies de l’information du Taipei chinois, pris dans le creux de la courbe.

La courbe du sourire

Certains estiment que dans les pays de l’OCDE, le sourire, auparavant relativement plat, a tendance à s’accentuer pour former un « U », ce qui signifie que la création de valeur n’est plus répartie de façon aussi homogène, et qu’en termes de valeur ajoutée, la fabrication et l’assemblage ont reculé. La délocalisation de ces activités à forte intensité de main-d’œuvre vers des économies pratiquant des bas salaires a entraîné une vraie baisse des coûts.

Chaîne de valeur

S’élever sur la chaîne de valeur est aujourd’hui l’objectif de nombreux décideurs, particulièrement dans les économies émergentes où les activités manufacturières, importantes, ne tirent pas de la fabrication de produits pour le marché mondial toute la valeur ajoutée escomptée.

Voir également « Made in the World : Une nouvelle vision des échanges », L’Observateur de l’OCDE n° 294, T1, 2013.

© L’Annuel de l’OCDE 2014

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