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Le coût des licenciements

Les pertes d’emploi sont coûteuses pour les individus comme pour la société. Les difficultés financières peuvent se traduire par exemple par des problèmes de santé et de criminalité. Les indemnités de chômage, l’aide à la recherche d’emploi et la formation peuvent contribuer à amoindrir l’impact personnel de la perte d’emploi, mais peuvent être coûteuses. En conséquence, les gouvernements cherchent également à protéger les salariés en amont contre la perte de leur emploi.

La législation sur la protection de l’emploi vise à réduire les effets négatifs de la perte d’emploi sur les salariés et sur la société en protégeant et pérennisant les emplois. Mais parfois, elle peut être excessivement rigide, décourageant la création d’emplois et empêchant une répartition efficace de la main-d’œuvre. Les gouvernements doivent ainsi trouver un bon équilibre entre flexibilité du marché du travail et protection des salariés.

L’OCDE produit un indicateur du degré de rigueur de la protection de l’emploi des travailleurs permanents. Il tient compte des lourdeurs procédurales imposées par la législation, des périodes de préavis, des indemnités de licenciement et du degré de difficulté des licenciements. Les États-Unis, ainsi que les autres pays anglophones régis par le droit commun comme le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, semblent s’être dotés de règles non restrictives pour les licenciements individuels, de même que la Hongrie. En revanche, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Portugal ont des règles de licenciement individuel bien plus rigoureuses que celles des pays médians, de même que la Chine, l’Inde et la Russie.

Voir www.oecd.org/fr/emploi

Voir aussi www.oecd.org/fr/els

©L'Observateur de l'OCDE n° 295, T2 2013