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Sans gènes ?

Quelque 18 % de la zone totale arable et permanente de l’OCDE a été ensemencée avec des produits transgéniques entre 2008 et 2010. Les États-Unis dominent la production commerciale de cultures génétiquement modifiées dans l’OCDE, alors que les pays européens de l’OCDE et la Corée en empêchent l’exploitation commerciale, sauf sur quelques petites parcelles à des fins d’expérimentation.

Les surfaces consacrées aux cultures transgéniques se sont étendues rapidement depuis le milieu des années 90, surtout au Canada et aux États-Unis, particulièrement avec des plantes résistant aux herbicides, notamment soja, maïs, colza et coton. Les pays de l’OCDE représentent un peu plus de la moitié des cultures transgéniques, mais des pays comme l’Argentine, le Brésil, la Chine et l’Inde les ont largement développées au cours des dix dernières années. L’extension des produits transgéniques suscite des débats toujours en cours, en particulier sur leurs coûts et avantages environnementaux potentiels, sans parler de leur sécurité sanitaire. Certains experts estiment que les plantes transgéniques présentent des avantages, notamment pour le développement, en améliorant la résistance à la sécheresse et aux ravageurs. Les risques de mélange des espèces traditionnelles avec des plantes sauvages apparentées, comme le maïs au Mexique, suscitent des inquiétudes. Le Mexique est reconnu comme un centre de diversité, c’est-à-dire une zone où des cultures comme le maïs ont été domestiquées pour la première fois et ont évolué avec succès sur plusieurs milliers d’années.

Voir www.oecd.org/fr/agriculture

Voir aussi www.oecd.org/fr/environnement

©L'Observateur de l'OCDE n° 295, T2 2013