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Un bon investissement

En général, les diplômés du supérieur peuvent espérer gagner plus que les autres, mais les pouvoirs publics et la société bénéficient aussi des investissements consentis. En moyenne, dans la zone OCDE, l’investissement public dans les études supérieures est de 39 000 dollars plus élevé que celui consenti dans les études du deuxième cycle du secondaire ou dans le post-secondaire. Pourtant, dans la plupart des pays, les retombées publiques de l’enseignement supérieur sont nettement supérieures à celles du deuxième cycle du secondaire ou des études postsecondaires non universitaires, grâce aux impôts et contributions sociales qui accompagnent les revenus plus élevés de ces diplômés. En moyenne, les retombées publiques nettes des études supérieures dépassent 100 000 dollars pour un homme et 57 000 dollars pour une femme. En tenant compte des coûts directs, du manque à gagner et des dotations publiques, les avantages publics sont quatre fois supérieurs aux coûts publics pour un homme et plus de deux fois supérieurs pour les femmes.

Globalement, les différences de retombées pour le diplômé et le secteur public dépendent du niveau d’égalité des salaires. Les pays nordiques et la Nouvelle-Zélande, par exemple, affichent un faible écart salarial, et donc des retombées publiques moindres. Les premiers compensent généralement ces retombées moindres en optant pour un système d’enseignement supérieur pratiquement gratuit et un système de bourses généreux.

Voir www.oecd.org/fr/education

Voir aussi www.oecd.org/fr/edu/innovation-education

©L'Observateur de l'OCDE n° 295, T2 2013