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Japon : mémoire et reconstruction

Le 11 mars 2011, un séisme d’une magnitude de 9 frappait l’est du Japon, suivi d’un gigantesque tsunami et d’un accident nucléaire. Ces événements conjugués provoquaient une catastrophe sans précédent, causant la mort ou la disparition de plus de 19 000 personnes et des dégâts matériels considérables.

Se redresser après une conjonction d’événements aussi dévastateurs n’est pas chose aisée et nous luttons encore. Mais les Japonais ont montré un grand sens de la solidarité et de l’unité en ces temps difficiles. Même ceux qui ont le plus souffert ont su conserver civilité et discipline. Les habitants des autres régions se sont précipités dans les zones dévastées pour apporter leur aide.

Par sa réaction prompte et chaleureuse témoignant de sa solidarité avec le Japon, la communauté internationale a, elle aussi, été source de réconfort. L’aide est venue du monde entier. J’ai moi-même reçu des messages chaleureux de la part de mes collègues ambassadeurs et du Secrétaire général, et de personnes rencontrées dans les rues parisiennes. Les membres du Secrétariat de l’OCDE ont fait un don d’un montant important aux victimes japonaises. Je ne les oublierai pas.

Permettez-moi de dire à présent quelques mots sur le rétablissement du Japon et la situation actuelle. Sur la situation dans les zones touchées, tout d’abord, bel et bien en cours de rétablissement avec un retour à la normale dans la plus grande partie du pays. Plus aucun obstacle majeur ne s’oppose à la venue des touristes, des étudiants et des hommes d’affaires étrangers pour visiter le Japon, y étudier et y travailler.

Sur l’accident nucléaire ensuite : en décembre dernier, les autorités japonaises annonçaient que les réacteurs de la centrale de Fukushima- Daiichi étaient désormais dans un « état d’arrêt à froid ». L’accident intervenu dans la centrale est donc terminé. Toutefois, de nombreuses questions demeurent : décontamination, gestion sanitaire, indemnisation, démantèlement des réacteurs. Elles sont considérées comme des priorités et des urgences absolues.

Sur la politique énergétique enfin : après cet accident nucléaire, le Japon reconsidère actuellement tous les aspects de sa politique énergétique, dont sa politique nucléaire.

Extraits des observations présentées par M. l’Ambassadeur Yoshikawa lors de la Conférence commémorative du grand tremblement de terre de l’est du Japon, Centre de conférences de l’OCDE, 14 mars 2012.

Voir www.oecd.org/fr/japon/ et www.oecd.org/fr/environnement/

©L’Observateur de l'OCDE N˚ 290-291 T1-T2 2012