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L’air de la ville

Si vous lisez ces lignes dans une grande ville, l’air que vous respirez n’est sans doute pas très bon pour vos poumons. Tandis que plus de 50 % de la population mondiale vit aujourd’hui en zone urbaine, seulement 2 % de la population urbaine mondiale respire une concentration acceptable de particules en suspension, ou PM (de l’anglais particulate matter), qui peuvent être source de maladies respiratoires, de cancers et de mort prématurée.

Les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de troubles pulmonaires comme l’asthme ou les maladies pulmonaires chroniques sont particulièrement sensibles aux effets néfastes des particules en suspension.

Que peuvent les pouvoirs publics ? De nombreux pays ont mis en place des réglementations et des dispositifs économiques tels que des mécanismes fiscaux et des systèmes d’échanges de permis d’émissions. Plusieurs pays ont également lancé des programmes de volontariat visant à renouveler les fours et systèmes de chauffage, ainsi qu’à mettre à l’écart les vieux véhicules, particulièrement polluants.

Néanmoins, selon le scénario de référence des Perspectives de l’environnement de l’OCDE, le nombre de morts prématurées dues à une exposition aux PM10 et aux PM2.5, deux types de particules en suspension particulièrement nocives, devrait passer d’un peu plus d’un million en 2000 à plus de 3,5 millions en 2050.

Cette hausse concernera surtout les grandes économies émergentes comme le Brésil, la Chine et l’Inde. Dans l’ensemble, les concentrations moyennes dans toutes les régions dépassent déjà les plafonds recommandés par les Lignes directrices de l’OMS sur la qualité de l’air, ce qui devrait perdurer en 2050. En outre, la croissance démographique urbaine signifie que les personnes vivant dans des villes aux concentrations supérieures au plafond de l’OMS, de 0,7 μg/m3, seront encore plus nombreuses en 2050, malgré l’amélioration prévue de la qualité de l’air.

Voir www.oecd.org/environnement/perspectives2050

Voir aussi les travaux de l'OCDE sur la biosécurité

©L’Observateur de l’OCDE n° 290-291, T1-T2 2012