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Budgets restreints, aide en baisse

L’aide publique au développement (APD) provenant des principaux donneurs de la zone OCDE a été réduite de près de 3 % en 2011, inversant une tendance ancienne marquée par des augmentations annuelles : de 2000 à 2010, l’aide a été constamment accrue (+63 % entre 2000 et 2010, année où elle a connu un pic).

Les diminutions d’aide bilatérale, multilatérale et humanitaire (voir le graphique) ont toutes contribué à la baisse. Et les restrictions budgétaires à l’oeuvre dans les pays de l’OCDE devraient accentuer la pression sur l’aide au cours de prochaines années.

En 2011, les pays du Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE ont fourni 133,5 milliards de dollars d’APD nette, représentant 0,31 % de leur revenu national brut (RNB) combiné. Ce montant traduit une baisse de 2,7 % en termes réels par rapport à 2010. L’aide affectée à des projets et des programmes de développement (c’est-à-dire hors remises de dettes et aide humanitaire) a baissé de 4,5 % en termes réels.

L’aide bilatérale aux pays d’Afrique subsaharienne a été de 28 milliards de dollars, soit une diminution de 0,9 % en termes réels par rapport à 2010. Mais l’aide fournie à l’ensemble du continent africain a augmenté dans les mêmes proportions, atteignant 31,4 milliards de dollars. Cela traduit l’aide apportée aux pays d’Afrique du Nord après les révolutions du Printemps arabe. Les flux d’APD nette bilatérale destinés aux Pays les moins avancés (PMA) ont enregistré une baisse de 8,9 %, atteignant 27,7 milliards de dollars.

Les plus importants donneurs ont été les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et le Japon, et les plus fortes hausses ont été réalisées par l’Italie, la Nouvelle-Zélande, la Suède et la Suisse. Mais l’APD a baissé dans 16 pays du CAD, notamment en Autriche, en Belgique, en Grèce, au Japon et en Espagne.

Voir www.oecd.org/cad

Voir aussi www.oecd.org/developpement

©L’Observateur de l’OCDE n° 290-291, T1-T2 2012