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Énergie solaire

L’affirmation de Thomas Edison, qui considérait que le génie est fait « de 1 % d’inspiration et de 99 % de transpiration » trouve un écho particulier dans le secteur de l’énergie solaire.

Cette technologie remarquable pourrait répondre à un grand nombre de problèmes énergétiques actuels, mais seulement au prix d’efforts et d’investissements considérables. Solar Energy Perspectives, première étude approfondie consacrée à la technologie solaire par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), organisation soeur de l’OCDE, propose une analyse complète des possibilités qu’offre l’énergie solaire ainsi que des mesures nécessaires pour renforcer ses capacités dans les décennies à venir. L’énergie solaire ne génère actuellement qu’une infime part du mix énergétique mondial, même compare aux autres types d’énergies renouvelables reconnues telles que la biomasse et l’énergie hydroélectrique. Pourtant, selon l’AIE, jusqu’à 25 % de l’électricité mondiale pourraient être produits par des capteurs photovoltaïques et solaires thermiques d’ici 2050.

Les investissements requis pour y parvenir sont considérables et nécessitent un soutien public favorisant des prix aptes à rivaliser avec les sources d’énergie classiques. De plus, comme pour la plupart des énergies renouvelables, le stockage et le transport génèrent des coûts élevés qui doivent être pris en compte. Mais, selon le rapport, ces contraintes initiales seront amenées à diminuer à mesure que la technologie s’améliorera et que les infrastructures se développeront – si le soutien public est suffisant. Toutefois, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué : l’énergie solaire exigera plusieurs décennies d’investissement et de planification avant de pouvoir devenir une source de production majeure. Aussi, les pouvoirs publics devront prendre des décisions politiques audacieuses et s’y tenir, ce qui n’a pas toujours été le cas par le passé. En effet, l’AIE estime les faux départs et les reports, comme l’abandon de certains projets en raison de coûts plus élevés que prévu, fortement responsables d’un manque d’optimisation de l’énergie solaire.

En 2050, 7 milliards de personnes devraient vivre dans des régions ensoleillées au climat sec (contre 2 milliards dans les zones plus froides et tempérées). L’énergie solaire est idéale pour répondre à leurs besoins, malgré un démarrage relativement lent dans ces régions, notamment comparé aux leaders mondiaux actuels, l’Allemagne et le Japon. Le rapport suggère un partage multilatéral de technologie et d’expertise afin d’encourager les régions les plus ensoleillées à renforcer leurs capacités.

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ISBN 978-92-64-12458-5 (disponible en anglais uniquement)

Voir www.iea.org et www.oecd.org/croissanceverte

©L’Observateur de l’OCDE n° 287, T4 2011