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Quand les services publics réduisent la pauvreté

Le taux de pauvreté constitue généralement un indicateur du revenu des personnes. Mais comment les services publics peuvent-ils influer sur la pauvreté relative, si l’on tient compte de la valeur monétaire de ces services pour calculer ce qu’on appelle le « revenu élargi » ?

Lorsqu’on prend en compte les services publics, le taux de pauvreté relevé dans 27 pays de l’OCDE passe de 10 % à 5 %. En Belgique, en Irlande et au Royaume-Uni, la pauvreté diminue de près de 60 %, ce qui reflète la valeur des services publics offerts dans ces pays. Elle baisse d’environ 27 % en Estonie et en Suède, pays déjà parmi les plus égalitaires en termes de revenus. Si les inégalités et la pauvreté ne constituent pas les premières cibles des services d’enseignement et de santé, entre autres, ceux-ci ont néanmoins un effet sur la répartition des revenus.

Prenons le cas de l’éducation. Une augmentation des dépenses afférentes à l’enseignement obligatoire fera davantage reculer la pauvreté globale dans les pays où celle-ci touche fortement les familles ayant de jeunes enfants et où les taux de scolarisation sont élevés. Au Mexique, au Danemark, en Norvège et au Canada, la valeur de l’enseignement public fait croître le revenu des ménages de 15 % environ, voire davantage.

Les services de santé ont aussi pour effet de réduire les inégalités de revenu, en particulier parce que les dépenses publiques y sont concentrées sur les personnes âgées qui, en règle générale, ont un revenu inférieur à la moyenne. Les dépenses publiques de santé font croître le revenu disponible de 11 % en Pologne, en Australie et aux Pays-Bas, et le chiffre atteint 17 % en Belgique, en France et en Suède. Cette augmentation est beaucoup plus marquée pour les catégories à faible revenu et diminue à mesure que le revenu s’élève.

Voir www.oecd.org/gov/egov/services

Voir aussi www.oecd.org/social-fr

©L'Observateur de l'OCDE n° 287 T4 2011