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Bilan bancaire
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Qu’elles aient été suffisamment réformées ou non, peu d’institutions ont été autant passées au crible que les banques pendant la crise économique actuelle. Mais quelles sommes contrôlent-elles réellement, et comment leur comportement peut-il avoir un tel impact sur nos économies ?

Pendant les années précédant la crise financière, les actifs totaux des plus grandes banques ont rapidement augmenté, en proportion du PIB, dans les plus grands pays de l’OCDE, selon Bank Competition and Financial Stability.

En revanche, dans les économies émergentes, moins affectées par la crise, la proportion des actifs bancaires par rapport au PIB est restée stable. Dans le cas de la Chine, cette proportion a même diminué avant la crise financière.

L’augmentation proportionnelle des actifs des principales banques françaises et britanniques a été particulièrement importante depuis la fin des années 90. Les actifs des trois principales banques anglaises représentaient presque 340 % du PIB du Royaume-Uni à la veille de la crise financière mondiale, et ceux des trois principales banques françaises, 260 % du PIB de la France. En 1995, ce chiffre était de moins de 80 % pour les deux pays.

Certaines des pratiques concurrentielles dans le secteur bancaire (ou leur absence) ont pu aggraver la crise, selon le rapport, et les auteurs soulignent le fait que certaines politiques publiques – les fusions imposées par exemple – peuvent avoir des conséquences néfastes sur la concurrence.

OCDE (2011), Bank Competition and Financial Stability, Paris.

Voir www.oecd.org/finance-fr

©L'Observateur de l'OCDE n° 286 T3 2011