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Gênant ou génial ?

Les cultures génétiquement modifiées sont une menace pour la sécurité alimentaire, et non une solution à la crise alimentaire. Le génie génétique n’améliore pas les rendements, et les OGM se sont montrés très sensibles aux changements brutaux de température.

Au lieu d’accroître la biodiversité en péril, le génie génétique l’expose à un risque de contamination imprévisible et incontrôlé. Depuis 1996, il y a eu 216 cas de cultures contaminées par des OGM dans 57 pays (www.gmcontaminationregister.org). De plus, le génie génétique coûte cher et présente un risque pour les agriculteurs. Les semences qu’il produit sont brevetables, ce qui augmente indirectement les prix alimentaires, et par conséquent ne diminue ni la pauvreté, ni la faim, tout en menaçant la souveraineté alimentaire.

Rachel Dujardin, Greenpeace

Les produits de la biotechnologie ne sont pas plus dangereux que les cultures traditionnelles. En fait, ils sont probablement moins dangereux, car ils ne comportent que des altérations localisées et précises, basées sur l’introduction de gènes dont la composition est connue. Ces gènes proviennent souvent d’autres cultures alimentaires. De plus, les produits génétiquement améliorés sont soumis à de nombreux contrôles, alors que les cultures traditionnelles n’ont jamais été sujettes à des régulations sur la sécurité alimentaire ou l’impact sur l’environnement. Les gens qui se battent contre le changement climatique, les ravageurs et les maladies végétales pour nourrir leurs familles peuvent énormément bénéficier de la biotechnologie.

Elle aide également à éradiquer les maladies, en améliorant la résistance des plantes. Le génie génétique peut aussi améliorer la valeur nutritionnelle des plantes alimentaires, ce qui pourrait être particulièrement intéressant pour les pays en développement dont les habitants n’ont pas toujours accès aux nutriments essentiels. En conclusion, on peut attribuer aux OGM les avantages suivants : la résistance aux ravageurs et aux maladies, la tolérance aux pesticides, au froid, à la sécheresse et la salinité, la valeur nutritionnelle, les progrès pharmaceutiques, la phytoremédiation, la sécurité de l’environnement et l’auto-suffisance alimentaire pour une population croissante… et bien d’autres avantages encore.

Vijay Kumar Shrivastav, Bayer Bioscience

Voir www.oecd.org/fr/agriculture/code/ et www.oecd.org/fr/sante/biotech/

©L'Observateur de l'OCDE N° 279 mai 2010