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Déficits énergétiques

Les pays producteurs de pétrole du Moyen- Orient et d'Afrique du Nord (MENA) peuvent s'attendre à voir leurs balances courantes chuter fortement en 2009, du fait de la chute des prix du pétrole brut et d'une demande mondiale freinée par la crise économique. D'après des statistiques récentes, les balances courantes des pays non-producteurs devraient demeurer négatives, mais plus stables.

En 2008, les surplus de balances courantes représentaient environ un tiers du PIB du Koweït et de l'Arabie Saoudite, mais ils devraient baisser respectivement de 36 % et 42 %, suscitant des déficits respectivement de -5,6% et -8,7% en 2009.

Parmi les pays non-producteurs étudiés, seule l'Égypte avait une balance courante positive en 2008, mais elle devrait perdre 2,3 % et basculer dans le rouge, avec un déficit de -1,8% en 2009. La Tunisie et le Liban, qui ont tous deux eu des balances courantes négatives depuis 2005, peuvent espérer de légères améliorations du fait d'une réduction des importations comme des taux d'intérêt, et des transferts nets vers l'étranger. Leurs déficits passeront respectivement de -4,4% à -3,8%, et de -11,4% à 9,5% en 2009.

Au moment où nous écrivons ces lignes, les prix du pétrole brut se stabilisaient aux alentours de 80 dollars le baril. Cela améliore les perspectives pour les balances courantes en 2010, à condition que la reprise mondiale se poursuive. Néanmoins, les pays producteurs de pétrole pourraient, en diversifiant leurs économies, réduire certaines pressions dues à la crise. Quant aux pays non-producteurs, ils pourraient réduire davantage le déficit de leur balance courante en améliorant la compétitivité de leurs exportations.

©L'Observateur de l'OCDE n° 275, novembre 2009