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Capital personnel

Dans l’économie du savoir, la formation ne bénéficie pas uniquement à l’individu mais profite à la société dans son ensemble. Que vous soyez une grand-mère âgée au Kenya, un cadre de 55 ans à Kyoto ou un diplômé de 25 ans au Kansas, la valeur économique de votre formation s’accroît.

Non seulement on ne peut plus se permettre d’arrêter d’apprendre uniquement parce que l’on sort de l’école ou de l’université, mais on doit également rechercher le bon type de formation. Les personnes formées sont en effet considérées comme un capital, au sens économique du terme. Les compétences acquises peuvent être déterminantes pour les individus, la société et l’économie tout entière. Ainsi, comme pour tout autre actif, veiller sur son capital « humain » rapporte.

Partout dans le monde et dans toutes les classes sociales, les parents poussent leurs enfants à étudier sérieusement et à obtenir de bonnes notes dans l’espoir qu’ils récoltent un jour les fruits de leurs efforts.

Derrière cette volonté se cache une conviction commune, exprimée dans Le capital humain : Comment le savoir détermine notre vie, selon laquelle les années passées à apprendre génèrent une forme de capital qui peut produire un rendement à long terme, comme l’argent déposé en banque ou un lopin de terre.

Toutefois, la formation n’est pas l’unique composante du capital humain. Une bonne santé peut également être considérée comme une ressource ayant potentiellement des retombées, sous forme de revenus accrus sur toute la durée de la vie. Les relations et les valeurs communes peuvent même être perçues comme une forme de capital aidant les individus à travailler ensemble et à prospérer. L’auteur, Brian Keeley, rappelle que, si le concept de capital humain peut paraître trop fonctionnel, il est néanmoins dangereux de l’ignorer. La pauvreté n’est en effet pas qu’un manque d’argent, c’est aussi un manque d’atouts, tels que l’éducation, la santé et les liens sociaux, nécessaires pour progresser sur le plan économique.

Références :  

  • ISBN 9789264029101
L’Observateur de l’OCDE Nº 260, Mars 2007