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Mauvais diagnostic

Le coût public de la santé et des soins de longue durée va doubler d’ici 2050 si les tendances actuelles perdurent, selon un nouveau rapport de l’OCDE. La hausse des demandes de soins de la part de populations vieillissantes et plus riches pourrait faire passer le coût moyen de la santé dans la zone OCDE de 6,7 % à 12,8 % du PIB. Si les gouvernements parvenaient à contenir cette hausse, les dépenses atteindraient quand même environ 10 % du PIB au milieu du siècle.

Les dépenses de santé connaissent d’autres pressions que le vieillissement de la population. Les progrès en technologie médicale ainsi qu’une diffusion rapide des services de santé pousseront aussi les dépenses à la hausse : même si la technologie permet de faire baisser le coût des soins individuels, la demande de ces soins va augmenter.

Dans le pire des cas, si la tendance actuelle persiste, l’Islande, la Norvège et l’Irlande pourraient voir leurs dépenses de santé s’élever respectivement à 15,2 %, 15 % et 14,5 % du PIB. Même avec une augmentation des dépenses maîtrisée à hauteur du taux de croissance, ces proportions passeraient de 6,6 % à 10,7 % en Italie, de 6,9 % à 10,9 % au Japon, et de 5,6 % à 9,6 % en Espagne. Ces hausses reflètent des choix sur l’importance de la santé dans le budget. Cependant, les gouvernements seront forcés de maîtriser les dépenses afin de les rendre viables.

Voir « Projecting OECD health and long-term care expenditures: what are the main drivers? », document de travail n° 475, département des Affaires économiques, janvier 2006, disponible (en anglais uniquement) sur www.oecd.org/eco-fr.

©L’Observateur de l’OCDE, n°255, mai 2006