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Économie d’énergie

En dépit de la croissance persistante de la demande d’énergie dans les pays de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) depuis 1973 – elle ne s’est interrompue qu'à deux reprises – d’importantes économies d’énergie ont été réalisées, selon la publication Oil Crises and Climate Challenges: 30 Years of Energy Use in IEA Countries.

Aujourd’hui, il faut un tiers d’énergie de moins qu’en 1973 pour produire une unité de PIB, en partie grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique.

L’intensité de la consommation finale d’énergie de 11 des pays de l'AIE* a diminué en moyenne jusqu’à 2,5 % par an entre 1973 et 1982. Dans les huit années à venir, la baisse était encore significative, mais en moyenne à un taux annuel quelque peu plus faible de 1,5 %. Après 1990, le taux moyen est tombé à 0,7 % par an seulement.

Après un fort recul à un taux annuel moyen de 3,5 % entre 1973 et 1986, les économies d’énergie ont surtout marqué le pas dans le secteur manufacturier dont l’intensité énergétique n’a baissé que de 0,6 % par an dans les 12 années qui ont suivi.

Sans ces 25 années d’économies d’énergie, la consommation énergétique dépasserait presque de moitié son niveau actuel. Sur cette même période, les émissions de CO2 ont reculé, ou n’ont que faiblement augmenté, dans la plupart des pays. Dans l’ensemble des pays de l’AIE, les émissions de CO2 en 1973 étaient à peine inférieures au niveau de 1990. Néanmoins, après 1990, nombre de pays ont accusé une hausse importante de leurs émissions, imputable au relâchement des prix et au rebond de la demande. En outre, la croissance annuelle des émissions dans l’UE a été plus élevée, entre 1998 et 2001, que dans les huit années précédentes.

* Les pays de l’AIE pour lesquels des séries chronologiques complètes sont disponibles sont l’Allemagne, l’Australie, le Danemark, les États-Unis, la Finlande, la France, le Japon, l’Italie, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède.

© L’Observateur de l’OCDE, N°243, Mai 2004