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Coin fiscal en baisse

Les coins fiscaux sur le travail – c’est-à-dire la différence entre ce que les employeurs payent sous forme de salaires et de charges sociales, et ce dont les salariés disposent après impôts et déduction des cotisations de sécurité sociale – baissent dans de nombreux pays de l’OCDE, ce qui contribue à atténuer un obstacle majeur à la création d’emplois et à l’incitation au travail.

Selon la publication de l’OCDE intitulée Les impôts sur les salaires, le coin fiscal pour un ouvrier moyen marié et ayant deux enfants, évalué en pourcentage de son coût total pour l’employeur, a diminué au cours des sept dernières années de1,5 points de pourcentage environ pour l’ensemble des pays de l’OCDE.C’est l’Irlande, avec une réduction de 18,3 points de pourcentage, qui a connu la plus forte baisse de coin fiscal entre 1996 et 2003, suivie par la Hongrie à 9,9 points, les États-Unis à 8,3 points, l’Italie à 8,2 points, et le Royaume-Uni à 7 points. Toutefois, le coin fiscal sur le travail a augmenté dans un certain nombre de pays au cours de la même période, l’Islande enregistrant la hausse la plus forte, à 9,5 points, suivie par la République slovaque à7,1 points, et la Turquie à 3,8 points. Les taux de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, les cotisations de sécurité sociale et les prestations en espèces varient considérablement dans les pays de l’OCDE, suivant le revenu du travailleur concerné, sa situation de famille et son pays de résidence. Néanmoins, la publication, Les impôts sur les salaires, confirme également certains traits marquants communs aux systèmes d’imposition de la plupart des pays de l’OCDE. Ainsi, la majorité d’entre eux continuent à avantager nettement les couples mariés ayant des enfants par rapport aux célibataires.© L’Observateur de l’OCDE, N°243, Mai 2004