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Internet : un emploi idé@l ?

Analyse des politiques d’éducation
Trouver une profession satisfaisante ? Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! La complexité des marchés du travail aujourd’hui ne facilite pas non plus les choses : le contenu des tâches change, de nouvelles professions voient le jour, d’autres sont en voie de disparition. Pourtant, si chacun pouvait trouver un travail qui lui convenait, nous serions tous alors plus heureux et le marché du travail serait plus efficace. Par quoi faut-il commencer ? Une bonne orientation professionnelle est une solution, selon Analyse des politiques d’éducation, et comme les moyens financiers se font rares, un ordinateur est une première étape. Internet propose une profusion de sites dont un grand nombre s’adresse aux étudiants qui planifient leur avenir ou aux jeunes qui cherchent un emploi. Rejoindre l’armée, choisir une spécialité, trouver une université, suivre une formation professionnelle. Cependant, dans bien des cas ils sont trop restrictifs ou trop préoccupés par leur propre intérêt pour répondre aux besoins des personnes, et l’idée de développer l’employabilité tout au long de la vie semble ne pas entrer dans la mission des services d’orientation professionnelle.
L’ouvrage Analyse des politiques d’éducation admet que les services assurés via le web sont au mieux une solution partielle. En Irlande, où l’accès à Internet est coûteux, les informations diffusées sur le web ne sont pas facilement consultables surtout par ceux qui ont de faibles revenus, ou par ceux qui sont peu instruits. En effet, l’utilisation d’Internet nécessite un minimum de compétences et il faut un certain savoir-faire pour dénicher les sites utiles. Et un dispositif global comme le site national de l’Australie (www.myfuture.edu.au) a, par définition, vocation à diffuser des informations sur les métiers à un large public.Une autre solution, suggérée dans Analyse des politiques d’éducation, consiste à implanter un plus grand nombre de services publics de l’emploi dans les centres locaux de formation et de perfectionnement des adultes, en intégrant des ressources diffusées via les technologies de l’information et des communications (TIC). Ou encore de recourir à une formule inspirée de la logique de marché. Si les décideurs publics pouvaient vendre cette idée aux investisseurs privés, les cybercafés administrés par des conseillers d’orientation pourraient élargir non seulement leurs propres attributions mais aussi les perspectives d’emploi de nombreux adultes.Références Pour connaître les grands thèmes de l’édition 2003 d’Analyse des politiques d’éducation et pour commander cet ouvrage voir : www.oecd.org/edu/epa2003