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Le juste prix de la santé

A Disease-based Comparison of Health Systems: What is best and at what cost?

Il est particulièrement difficile de mesurer la valeur des soins de santé. Les données traditionnelles permettent par exemple de connaître le nombre de lits d’hôpitaux ou de médecins pour 100 000 habitants, mais que doit-on conclure si certains utilisateurs des services de santé vont mieux et d’autres non ? Ou si les coûts pour un même résultat soient beaucoup plus élevés dans certains pays que dans d’autres ?

L’utilisation de techniques de diagnostic onéreuses et de traitements coûteux ne va pas nécessairement de pair avec une meilleure santé, indique un nouvel ouvrage de l’OCDE, A Disease based Comparison of Health Systems: What is best and at what cost? (Comparaison des systèmes de santé fondée sur les maladies : les meilleures solutions et leurs coûts), qui compare les différentes approches adoptées dans 17 pays en matière de soins de santé. Rédigé par des experts de renom des pays de l’OCDE, cet ouvrage évalue les traitements utilisés face à trois types de maladies : les cardiopathies ischémiques, les accidents vasculaires cérébraux et les cancers du sein. Il compare les coûts de ces traitements au taux de mortalité des patients. Cette analyse fait partie des premières études sur les dépenses de santé réalisées de cette façon et portant sur plusieurs pays à la fois.Le rapport considère que les systèmes de santé nationaux sont dans un certain sens des expériences économiques. En effet, chaque pays utilise des mécanismes financiers et des dispositifs de prestation de soins différents pour atteindre le but commun d’améliorer la santé des citoyens. L’ouvrage indique également que les modalités de comparaison entre les systèmes de santé nationaux doivent être modifiées : au lieu d’envisager uniquement les dépenses encourues par chaque pays, il faut suivre le patient après la phase de diagnostic pour déterminer si les dépenses consacrées au traitement sont justifiées. Après l’analyse de données provenant de sources diverses, le projet, d’une durée de trois ans, a permis de constater que les systèmes de santé fondés sur des régimes d’assurances ont souvent recours à des technologies coûteuses. En revanche, les systèmes publics intégrés, déterminés à exercer un contrôle plus strict sur les dépenses, utilisent ces technologies de manière plus restreinte.