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Un marché du travail plus ouvert

Pourquoi les pays devraient-ils se préoccuper de la situation des groupes sous-employés – travailleurs non qualifiés, parents isolés, femmes, travailleurs immigrés et travailleurs âgés ? La question est peut-être abrupte, mais ce sera l’un des grands thèmes de la réunion des Ministres de l’emploi et du travail des pays de l’OCDE qui se tiendra les 29 et 30 septembre sous le titre « Pour des emplois plus nombreux et meilleurs ».

De nombreux individus appartenant à ces groupes défavorisés se trouvent pris au piège de l’inactivité. Ils sont touchés particulièrement durement en cette période de faiblesse de l’activité économique. Et s’ils parviennent à revenir sur le marché du travail, ils ont des difficultés à gravir les échelons professionnels. Ces préoccupations ne sont pas nouvelles. Mais ces questions suscitent aujourd’hui un regain d’intérêt car on est conscient qu’une meilleure mobilisation des ressources sous-utilisées est essentielle pour relever les défis du vieillissement. La réforme des retraites s’impose, à l’évidence, face au vieillissement, mais elle ne suffira pas : si les groupes sous-employés ne sont pas mieux mobilisés, le vieillissement de la population entraînera des pénuries de main-d’œuvre, nuira à la croissance et alourdira la facture de la protection sociale.Au cours de leurs discussions, les ministres chercheront à déterminer ce qui marche et ce qui ne marche pas dans les tentatives déployées pour mieux mobiliser les ressources en main-d’œuvre. On réfléchira aux divers éléments d’une stratégie d’ensemble. Une telle stratégie implique, en premier lieu, de mettre davantage l’accent sur les prestations subordonnées à l’exercice d’une activité et les réductions ciblées des cotisations de sécurité sociale. Par ailleurs, il faut faciliter l’accès à l’emploi rémunéré des groupes sous-employés, en développant le temps partiel et les possibilités de garde d’enfants, par exemple. Les bénéficiaires de prestations sociales qui sont aptes à travailler devraient être incités à travailler, grâce à des services de soutien efficaces, et des sanctions devraient leur être appliquées en cas de refus. Mobiliser la main-d’œuvre vieillissante ne signifie pas seulement réformer les systèmes de pré-retraite et les régimes d’invalidité, mais aussi agir pour modifier l’attitude de la société à l’égard des travailleurs âgés. Cela exige, également, des investissements plus judicieux dans la formation, en particulier dans les nouvelles technologies. C’est là la meilleure façon d’améliorer les perspectives d’emploi des travailleurs non qualifiés et de développer les compétences de façon générale