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Éduquer c’est avancer

L’investissement dans l’enseignement secondaire et supérieur, de même que dans l’enseignement primaire, rapporte gros aux économies émergentes, que ce soit pour les pays ou pour leurs habitants, selon une nouvelle étude réalisée par l’UNESCO et l’OCDE.

Les auteurs de cette étude, intitulée Financing Education – Investment and Returns : Analysis of the World Education Indicators, constatent qu’au cours des 20 dernières années, l’investissement dans le capital humain a représenté environ un demi-point du taux de croissance annuel de 16 économies émergentes.Cependant, l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur, condition indispensable à l’apparition d’une main-d’œuvre instruite, progresse lentement. En 2002, les adultes des 16 pays examinés ont passé en moyenne 7,6 ans à l’école, soit plus du double de la durée enregistrée en 1960, qui était de 3,4 ans. Ce chiffre était néanmoins inférieur de près de trois années à la moyenne des pays de l’OCDE, soit 10,2 ans. Or, au rythme auquel croît actuellement la scolarisation, il faudra encore 30 ans à certaines de ces économies émergentes pour atteindre le nombre d’années de formation de la zone OCDE aujourd’hui.Selon les auteurs de l’étude, c’est en Argentine, au Chili, en Jamaïque, en Malaisie, au Pérou, au Philippines et en Uruguay que le lien entre éducation et croissance économique a été le plus étroit au cours de ces 20 dernières années. Par exemple, en 1960, les Malaisiens ont fréquenté l’école pendant 3,22 ans en moyenne, lorsque le PIB par habitant était de US$2 000. En 2000, la durée moyenne de la scolarisation était passée à 9,31 ans et le PIB par habitant avait triplé pour atteindre quelque US$6 000. Les résultats ont été moins importants en Égypte, en Inde et en Tunisie où « les niveaux de formation étaient au départ sensiblement plus faibles » que dans les autres pays étudiés. Le rapport montre ainsi que le capital humain joue un rôle plus important dans le processus de croissance économique une fois qu’il a atteint un seuil critique, et qu’une forte scolarisation dans le deuxième cycle de l’enseignement secondaire et dans l’enseignement supérieur joue beaucoup sur la croissance.