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Insécurité routière

Conférence européenne des ministres des transports

De récentes statistiques de la Conférence européenne des Ministres des transports (CEMT), rattachée à l’OCDE, donnent raison au Président de la République française, Jacques Chirac, qui s’est déclaré horrifié par le fait que les routes françaises soient parmi les plus dangereuses d’Europe. Ces statistiques placent la Russie en tête pour le nombre de décès sur la route en 2001, en termes absolus, avec 30 898 morts, en progression de 4,4 % par rapport à l’année précédente. La France se classe deuxième avec 7 720 morts, soit une augmentation de 1 %.

De récentes statistiques de la Conférence européenne des Ministres des transports (CEMT), rattachée à l’OCDE, donnent raison au Président de la République française, Jacques Chirac, qui s’est déclaré horrifié par le fait que les routes françaises soient parmi les plus dangereuses d’Europe. Ces statistiques placent la Russie en tête pour le nombre de décès sur la route en 2001, en termes absolus, avec 30 898 morts, en progression de 4,4 % par rapport à l’année précédente. La France se classe deuxième avec 7 720 morts, soit une augmentation de 1 %.Les routes sont devenues plus sûres en 2001 si l’on considère l’ensemble des pays d’Europe occidentale, centrale et orientale, où l’on enregistre une baisse significative des décès par rapport à 2000. Mais le bilan s’est alourdi dans la Communauté des États indépendants (CEI), avec 5,3 % de décès en plus. En revanche, l’amélioration est de 3,9 % en Europe de l’Ouest, et de plus de 4,7 % en Europe centrale et orientale. Malgré cela, le nombre total de morts sur les routes européennes dépasse toujours les 87 500, selon les statistiques préliminaires de la CEMT.Il existe cependant d’importants écarts entre les pays. La plus forte aggravation, 21,5 % par rapport à l’année précédente, s’observe en Yougoslavie, qui dénombre 1 273 morts, suivie de l’Ukraine, avec 5 900 victimes, en augmentation de 13,5 %. En Europe de l’Ouest, la Finlande, et ses 433 décès en 2001, connaît la plus forte hausse, 9,3 %. À l’autre bout de l’échelle, la Macédoine et le Liechtenstein, réussissent à réduire la mortalité sur les routes de 34,0 % et de 33,3 % respectivement, bien que le nombre réel de tués soit nettement plus élevé en Macédoine (107) qu’au Liechtenstein, où seul deux personnes ont trouvé la mort. L’Azerbaïdjan est le seul État de la CEI à avoir amélioré son bilan, en recul de 6,2 %, avec 559 décès. © L’Observateur de l’OCDE, Nº234, Octobre 2002