Observateur OCDE
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N’était-ce qu’un cyber-rêve ?

Direction de la science, de la technologie et de l'industrie

En 2000, les commentateurs saluaient de toutes parts le boom de certaines économies occidentales comme l’aube d’une nouvelle économie. En 2001, avec le ralentissement qui touche l’économie américaine, le repli des entreprises liées à l’Internet et la phase difficile que connaissent dans le monde entier les sociétés des technologies de l’information et de la communication, les éditorialistes ont tourné casaque et déclarent aujourd’hui que tout cela n’était qu’un mythe. Mais qu’en est-il en fait ?

Le rapport intitulé La nouvelle économie : mythe ou réalité, va au-delà de l’exultation et de l’abattement pour aider les responsables publics à réfléchir et à agir sur le terrain. Il examine les causes des disparités des résultats économiques dans la zone de l’OCDE. Il montre que même si la technologie a produit un effet d’une ampleur et d’une profondeur considérables sur les économies et les sociétés, elle n’a pas été la seule raison de l’accélération de la croissance. Ce qui compte plus encore, c’est la façon dont la technologie est mise en oeuvre. La productivité est un facteur déterminant à cet égard ; si elle affiche une progression, on peut alors enregistrer une expansion économique plus rapide. Les TIC semblent avoir favorisé les gains de productivité aussi bien dans des secteurs nouveaux que dans des branches traditionnelles, mais uniquement lorsqu’elles sont allées de pair avec la mobilisation de plus grandes compétences et des changements dans l’organisation du travail. Mais surtout, la croissance n’est pas le résultat d’une politique unique ou de mécanismes institutionnels précis, mais d’un ensemble complet et coordonné d’initiatives destinées à réunir les conditions du changement et de l’innovation pour l’avenir. L’ouvrage affirme avec vigueur que, quelles que soient les perspectives d’évolution du cycle de l’activité, nous sommes aux prises avec un nouvel environnement économique. Il appelle instamment les pouvoirs publics à adopter une stratégie de croissance générale associant cinq domaines relevant de leur compétence qui peuvent mettre les TIC, le capital humain, l’innovation et l’esprit d’entreprise au service du processus de croissance parallèlement à des mesures visant à mobiliser le travail et à accroître l’investissement pour le long terme. Naturellement, la réussite d’une telle stratégie suppose préalablement qu’un certain nombre de paramètres fondamentaux favorables soient réunis – stabilité macro-économique, ouverture et concurrence, de même que des institutions économiques et sociales saines et une protection sociale convenable.