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L’administration en ligne : Guide du surfeur

Pour divers motifs -- coût du papier, pression de l’opinion publique, inclinaisons politiques -- les gouvernements dans le monde entier s’emploient à fournir des services en ligne. On trouvera ci-après un guide de certains des sites Web existants.
Direction de la gouvernance publique et du développement territorial
Les pays membres de l’OCDE se sont lancés dans la « révolution du gouvernement électronique », en ayant recours aux nouvelles technologies pour assurer un accès plus commode à l’information publique, améliorer la qualité des services publics et permettre aux citoyens d’exercer un droit de regard sur l’action gouvernementale.
Tous les pays de l’OCDE fournissent des informations en ligne, mais le volume et l’étendue de ces informations diffèrent considérablement. Certains gouvernements des pays de l’OCDE ont essayé d’organiser des services en ligne en fonction de la manière dont les citoyens les utilisent et non des structures bureaucratiques internes. Les portails des gouvernements des États-Unis et de Norvège offrent un point d’accès unique à des centaines de sites Web publics. Etats-Unis : http://www.firstgov.gov Norvège : (portail national) http://www.norge.noAlors que la première étape consiste à numériser l’information gouvernementale, dans la deuxième étape, il s’agit de fournir des services interactifs aux citoyens. Comme cela était peut-être prévisible, le recouvrement des impôts est l’un des domaines dans lesquels les pays ont réalisé le plus de progrès en ce qui concerne l’accessibilité par le Web. Les citoyens peuvent payer leurs impôts en ligne dans un certain nombre de pays, notamment la France, l’Australie, la Grèce et l’Italie. France : http://www.finances.gouv.fr/IR2000/ir2000.htm Australie (e-tax) : http://www.ato.gov.au Grèce (TAXISnet) : http://www.taxisnet.gr Italie (projet pilote) : http://www..finanze.itLe gouvernement électronique modifie la manière dont les services sont fournis. Par exemple, la Suède a proposé des critères pour assurer des services en ligne à l’échelon central 24 heures sur 24 et sept jours sur sept (services 24/7). Certains pays améliorent également l’accès aux informations et aux services administratifs électroniques en installant des terminaux reliés à Internet dans les bibliothèques publiques, les écoles et les espaces publics. Le Portugal et l’Espagne ont installé des kiosques publics pour les services administratifs en ligne. Et l’on peut à présent trouver des terminaux Internet dans certaines stations du métro parisien. Suède (plan 24/7) : http://www.statskontoret.se/24-timmarsmyndighet/summary.html Espagne (points destinés aux citoyens) : http://www.map.es Portugal (INFOCID) : http://www.infocid.ptDans une troisième phase, le gouvernement électronique est de plus en plus interactif, en permettant aux gouvernements d’utiliser les technologies de l’information pour associer les citoyens à l’élaboration des politiques, des programmes et des services. Grâce au gouvernement électronique, il est plus facile que jamais de recueillir l’avis des utilisateurs afin d’améliorer et d’adapter les services. Les pays expérimentent également différentes formes de consultations en ligne et de démocratie électronique (vote électronique et en ligne), bien qu’aucun pays n’ait encore installé complètement un système permettant aux citoyens de voter en ligne au lieu de se rendre au bureau de vote lors des élections nationales. Cependant, les gouvernements diffusent sur les sites Web les documents et les projets de loi pour commentaires, et peuvent ainsi recevoir des réactions sollicitées ou non. Les Pays-Bas et le Canada sont en train d’élaborer des lignes directrices pour les consultations afin d’améliorer la participation des citoyens à la prise de décision publique.Pays-Bas : (guide pour les consultations) http://www.minbzk.nl/pdf/eo/actie/elcivco.pdf ; (liste de discussions électroniques) http://www.overheid.nl/discussies.htmCanada : (consultations sur l’OMC) http://www.dfait-maeci.gc.ca/tna-nac/consult-f.aspToutefois, aucune de ces initiatives n’aboutira à moins que les gouvernements modifient leurs pratiques internes pour répondre aux exigences accrues concernant la rapidité et la qualité des services fournis. Cela implique notamment d’améliorer les communications internes et la gestion du savoir, de mettre en place des incitations à la réforme et d’apprendre à gérer des investissements importants dans le domaine des TIC. De nombreux pays de l’OCDE ont publié des plans stratégiques pour la mise en œuvre de leurs initiatives en matière de gouvernement électronique. Par exemple, au Royaume-Uni, le Livre blanc « Modernising Government » comprend des objectifs pluriannuels pour le transfert des services en ligne. Les gouvernements doivent également garantir le respect de la vie privée et la compatibilité des systèmes pour fournir un cadre sûr et fiable aux transactions électroniques. La Finlande a récemment adopté une législation sur les transactions électroniques qui fournit des orientations pour l’ensemble du processus administratif, du dépôt d’une demande à l’obtention d’une décision. Royaume-Uni : www.cabinet-office.gov.uk/moderngov/1999/whitepaper/4310-00.htmlFinlande : http://www.om.fi/2838.htmlLe Service de la gestion publique de l’OCDE collabore avec le gouvernement italien à l’organisation du troisième Forum mondial sur la gouvernance, qui se tiendra du 15 au 17 mars 2001 à Naples (Italie). Le Forum intitulé « Le gouvernement électronique, instrument de démocratie et de développement » examinera les bonnes pratiques en matière de gouvernement électronique ainsi que leurs conséquences pour la gouvernance et les moyens de combler la fracture numérique.