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Les femmes bougent

Tendances des migrations internationales, rapport 2001 du SOPEMI
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De tout temps, la femme se contentait de « suivre son mari » pour quitter son pays. D’après la dernière édition en date des Tendances des migrations internationales, il semblerait que les choses changent. Les femmes sont plus nombreuses à émigrer, sans que ce soit nécessairement pour suivre l’être aimé ou son bulletin de paye.
Bien entendu, le rapport examine l’ensemble des questions liées à l’immigration, dont la part représentant les immigrants dans la population active ainsi que les politiques nationales de lutte contre l’immigration clandestine. Dans un encadré consacré à la mobilité des étudiants, il est indiqué que ces derniers sont plus nombreux à partir étudier à l’étranger. Cette tendance s’inscrit dans le processus général de mondialisation, la connaissance de langues étrangères et l’expérience interculturelle étant devenues des qualifications professionnelles. Les mouvements transnationaux de travailleurs qualifiés s’accélèrent, phénomène qui s’explique grosso modo par la quête de meilleures perspectives d’emploi et par l’assouplissement des conditions d’admission de certaines catégories de travailleurs (voir l’article de Mario Cervantes dans la présente édition). Les retraités ne sont pas oubliés : la facilitation du transfert despensions et le départ en retraite de la génération du baby-boom dans les années à venir vont probablement accentuer la mobilité de cette catégorie de population qui tend de plus en plus à s’expatrier.Bien que le regroupement familial demeure la cause la plus fréquente de migration des femmes, un pourcentage croissant de femmes s’installent dans d’autres pays, pour travailler ou en tant que réfugiées. Dans certains pays de l’OCDE hormis les pays asiatiques, les étrangères sont de plus en plus présentes sur le marché du travail, principalement dans les secteurs de la santé et des travaux domestiques. Ces femmes viennent dans leur grande majorité des Philippines, d’Indonésie, du Pérou et de certains pays d’Europe centrale et orientale et, dans une moindre mesure, du Sri Lanka et de Thaïlande.Le trafic de femmes en provenance des pays en développement et des économies en transition est une pratique de plus en plus répandue qui préoccupe les pays de l’OCDE. Les réseaux de prostitution organisée et le racket imposé aux immigrants clandestins constituent une forme moderne d’esclavage qui touche tout particulièrement les femmes.