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Parlons télécom

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Les défis posés par la concurrence dans le secteur des télécommunications ainsi que les avantages que celle-ci comporte, notamment le rôle qu’elle peut jouer pour réduire le fossé numérique, figuraient en bonne place à l’ordre du jour de la Conférence de l’OCDE sur la politique des télécommunications pour l’économie du numérique à Dubaï en janvier 2002. Cette conférence, qui a réuni des régulateurs et des représentants du secteur des entreprises, de la société civile et d’organisations internationales, de pays de l’OCDE et de pays non-membres, a souligné l’intérêt qu’il y a à instaurer la concurrence et a sensibilisé les participants à la nécessité de réformer la réglementation des télécommunications. L’expérience des paysde l’OCDE, qui ont libéralisé leurs marchés de télécommunications, indique que les réformes réalisées ont été des plus bénéfiques pour les entreprises et les consommateurs, et qu’elles ont stimulé la productivité et la croissance économique.
Philip Sayer, Chef des relations et des communications avec les fournisseurs, à l’agence de presse Reuters Ltd., qui dépense plus de US$500 millions en télécommunications dans le monde chaque année, a expliqué que la concurrence a fait baisser les prix et amélioré les services ainsi que la disponibilité des nouvelles technologies. Selon lui, les problèmes de réglementation, l’insuffisance de services adaptés, et des prix élevés, ont entravé la croissance des services d’information de l’agence au cours des 25 dernières années. M. Sayer estime également que la baisse des coûts des lignes louées et del’accès aux systèmes à large bande, par exemple, stimulerait les ventes de services de télécommunications ainsi que la croissance du commerce électronique et l’investissement étranger.La concurrence est également bénéfique pour la plupart des consommateurs, auxquels elle permet de bénéficier de prix plus bas, d’un choix plus large et d’un meilleur service. Mais la politique de la concurrence a jusqu’à présent accordé trop d’attention aux préoccupations du côté de l’offre et devrait être plus à l’écoute des besoins des consommateurs, a expliqué Michelle Childs, Chef du service d’analyse des politiques de la Consumer’s Association du Royaume-Uni.