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Les crédits à l’exportation devraient aider les plus pauvres

Le groupe de travail de l’OCDE sur les crédits à l’exportation a convenu en juillet que les crédits à l’exportation consentis aux pays les plus pauvres du monde devraient être utilisés pour les projets qui contribuent à réduire la pauvreté et à promouvoir le développement économique et social.

Ce groupe a adopté une déclaration de principes visant à décourager l’octroi de crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public pour financer des dépenses « improductives » dans les pays pauvres très endettés (PPTE). Les ministres des pays de l’OCDE et du G8 avaient demandé l’adoption de mesures plus strictes pour veiller à ce que l’on n’accorde pas à ces pays des crédits à l’exportation destinés à financer des projets et des biens d’équipement non essentiels qui alourdissent la charge de la dette extérieure sans contribuer au développement économique ou social. La présidente suédoise du groupe de travail sur les crédits à l’exportation, Birgitta Nygren, a précisé que les PPTE « ne figurent pas, à l’heure actuelle, parmi les principaux destinataires des crédits à l’exportation, mais que ces crédits bénéficiant d’un soutien public ont contribué par le passé à leur endettement ». Elle a ajouté : « Nous ne voulons pas que cela se reproduise une fois leur dette effacée et leur solvabilité rétablie grâce à l’Initiative en faveur des PPTE ». Cette initiative est un projet conjoint du FMI et de la Banque Mondiale destiné à alléger la dette des pays les plus pauvres du monde. Les membres du groupe de travail sur les crédits à l’exportation devront signaler ces crédits à l’exportation consentis aux PPTE et en effectuer un contrôle annuel. Participent à ce groupe de travail tous les pays de l’OCDE sauf l’Islande et la République slovaque.