Observateur OCDE
Home
Menu

Mexique : impact de l'automobile et de la grippe

Le Mexique est entré en récession à la fin de 2008, et la croissance était devenue largement négative au premier trimestre de 2009, les exportations et la demande interne s'étant contractées sous l'effet de la crise. L'épidémie de grippe et les difficultés persistantes des constructeurs automobiles ont probablement amplifié la récession.

La croissance devrait reprendre au second semestre de 2009 et continuer de s'accélérer en 2010, pour marquer une progression trimestrielle de plus de 4 % en taux annualisé. L'inflation reste relativement élevée en dépit de la forte chute de la demande, essentiellement à cause de la rigidité des prix réglementés. Cette persistance de l'inflation a limité les possibilités d'assouplissement monétaire.

La réaction budgétaire à la crise a été très opportune, même si elle aurait pu être mieux ciblée. S'il est vrai que la marge de manœuvre pour de nouvelles mesures de relance est limitée, le Mexique ne devrait pas s'engager précipitamment dans l'assainissement des finances publiques, ce qui aggraverait inutilement la récession. Pour éviter les réactions défavorables des marchés à la violation de la règle d'équilibre budgétaire, une stratégie claire d'action budgétaire à moyen terme doit être formulée et communiquée. En vue de stimuler l'activité, la banque centrale devrait utiliser les marges de manœuvre dont elle dispose pour abaisser encore les taux directeurs, tout en restant vigilante vis-à-vis du taux de change et d'une possible répercussion du taux de change sur les prix à la consommation.

Cliquez ici pour voir l'ensemble des articles de L'Observateur de l'OCDE sur le Mexique

Voir aussi www.oecd.org/mexique

Vous pouvez commander les dernières Perspectives économiques sur www.oecd.org/librairie

©L'Observateur de l'OCDE, juillet 2009