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Réforme de l’agriculture

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L’accord sur l’agriculture conclu lors du cycle d’Uruguay (AACU) n’a eu qu’un impact limité sur le commerce mondial des produits agricoles: les droits consolidés sur les produits agricoles dépassent en moyenne 40 %, contre 4 % sur les produits manufacturés, et le taux sur certains produits agricoles excéde les 500 %.

Ce sont les conclusions d’une série de sept rapports de l’OCDE, qui examinent aussi pourquoi les résultats ont été si modestes et qui suggèrent que des réformes plus poussées sont nécessaires dans certains domaines.Les rapports ont été présentés à Genève, où des nouvelles négociations sur les échanges agricoles sont actuellement engagées à l’OMC.« Le principal défi que doivent relever les membres de l’OMC pour atténuer les distorsions des échanges est de bâtir sur les fondations de l’AACU, » dit le rapport qui évalue la mise en oeuvre de l’AACU dans les pays de l’OCDE. De même que pour la mise en oeuvre, les rapports couvrent les problèmes des économies en transition, les crédits à l’exportation et les subventions à l’importation, et le rôle des échanges dans les entreprises d’Etat avec leurs conséquences sur l’agriculture et l’environnement. Alors que l’AACU était un grand pas en avant car pour la première fois l’agriculture a été prise en compte dans un accord mondial sur les échanges, son impact a été « plutôt modeste » selon Gérard Viatte, chef de la direction de l’Agriculture de l’OCDE. « Nous sommes toujours confrontés à un protectionisme fort de la part des pays de l’OCDE ». Quand il s’agit de subventions nationales pour les agriculteurs, trois zones de l’OCDE sont les principaux responsables: l’Union Européenne, les États-Unis et le Japon comptent à eux seuls pour 90% du total.