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Nouvelle approche des retraites

Courrier des lecteurs
Les systèmes publics de retraite par répartition, courants dans de nombreux pays, ne seront pas viables financièrement, comme vous le soulignez, à cause du vieillissement rapide des pays développés (n° 263, juillet 2007).
Comme le montre votre graphique, la seule solution pour financer le déficit des retraites sera de prendre l’une ou l’ensemble des mesures suivantes : davantage d’impôts, une diminution substantielle des prestations ou un net relèvement de l’âge de la retraite. Mais avant de réformer les systèmes publics de retraite des pays riches, examinons s’ils atteignent les deux objectifs qu’on leur assigne sans doute le plus souvent.Le niveau des retraites permetil à la majorité de la population de maintenir son niveau de vie antérieur ? Probablement pas. Les systèmes publics de retraite, en donnant une impulsion, encouragent-ils au moins à constituer une épargne supplémentaire pour la retraite ? Les niveaux record d’endettement des ménages dans plusieurs pays de l’OCDE suggèrent là aussi une réponse négative.En réalité, les systèmes publics de retraite découragent plus probablement l’épargne privée, parce que l’individu s’attend à une pension de retraite plus élevée que celle qu’il percevra vraiment.Des comptes individuels privés et volontaires offriraient à un grand nombre de travailleurs une solution bien meilleure pour leur retraite.Cela permettrait d’obtenir une retraite plus élevée en offrant un meilleur rendement des capitaux investis, et davantage de personnes âgées ne connaîtraient pas la pauvreté. On aurait ainsi un système solvable, puisqu’on ne pourrait percevoir que ce qui a été placé, avec les intérêts correspondants. On règlerait aussi un grand nombre des autres problèmes que posent les régimes publics de retraite obligatoires, notamment en ne pénalisant plus les catégories qui ont une plus faible espérance de vie et en faisant en sorte que les retraités ne soient plus tributaires, pour leur revenu de retraite, des lubies des politiciens.Il semblerait judicieux de bien informer le public en l’avisant des avantages et des inconvénients des différents niveaux de risque des placements pour la retraite. Mais, plutôt que d’essayer de remettre en état des systèmes de retraite non viables, il vaudrait bien mieux en créer de nouveaux qui soient efficaces. D. KimbleLong Island, New York, États-Unis©L’Observateur de l’OCDE n°263, octobre 2007