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Ma chère maison…

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Les prix de l’immobilier ont-ils atteint leur maximum ? Ils ont fortement augmenté en termes réels (c’est-à-dire tenant compte de l’inflation) depuis le milieu des années 90 dans la plupart des pays de l’OCDE. Selon les dernières Perspectives économiques de l’OCDE, leur hausse actuelle est la plus longue depuis les années 70. Divers indicateurs montrent que les prix de l’immobilier ne s’écartent pas sensiblement des niveaux des déterminants fondamentaux sur la plupart des marchés. La question critique est de savoir si les taux d’intérêt se maintiendront à leur niveau actuel, historiquement bas. S’ils augmentaient sensiblement, les prix réels des logements connaîtraient des pressions à la baisse, et risqueraient de chuter brutalement.
Les prix réels des logements ont déjà cessé d’augmenter en Finlande en 2000/T1 et en Australie en 2004/T1, et leur hausse s’est ralentie au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Cependant, elle est restée soutenue ou s’est même accélérée dans la plupart des pays. Quelle est la probabilité que les prix cessent d’augmenter partout ?Les économistes de l’OCDE ont étudié deux scénarios pour tenter de répondre à cette question. Les principales conclusions montrent qu’à l’exception du Danemark et de la Nouvelle-Zélande, la plupart des marchés du logement résisteraient à une hausse de 1 ou 2 points des taux d’intérêt à long terme si celle-ci intervenait au niveau des prix de 2005, avec un risque limité de véritable repli. En réalité, les taux d’intérêt ont déjà augmenté de 50 points de base depuis fin 2005, période de référence pour ces calculs. Si les prix réels continuent d’augmenter pendant un an au même rythme qu’en 2005, une hausse semblable des taux d’intérêt ferait passer à 50 % ou plus la probabilité d’un retournement du marché en France, en Irlande, en Espagne, en Suède et aux États-Unis.©L’Observateur de l’OCDE, n°256, juillet 2006